saints moines
Par ptit moine le samedi 8 mars 2008, 12:00 - quoditien liturgique - Lien permanent
Aujourd'hui, nous célébrons la première invention (découverte) du chef de
saint Jean Baptiste (c'est une des fêtes du couvent du Mont des Oliviers en
Terre Sainte : une chapelle est consacrée à cette fête).
Elle tombe cette année sur le samedi de tous les saints moines et moniales —
qui sont toujours commémorés à la veille du Grand carême.
Deux cents saints et saintes sont nommés lors du canon des matines de cet
office. La septième ode est consacrée aux saintes moniales, dont 23 sont
nommées ; les deux dernières odes sont consacrées aux hiérarques de l'Église —
qui sont tous moines.
Je me disais qu'il manquait vraiment les saints du deuxième millénaire, et en
particulier les grands saints russes comme saint Serge ou saint Séraphim de
Sarov. Il y a dans la tradition liturgique un élément statique qui donne
l'impression que l'Église est un peu figée.
C'est sans doute ce que ressentent d'autant plus nos amis occidentaux.




Commentaires
...pourquoi ? le mouvement aurait une valeur supérieure à l'immobilité ? ....pourtant Charles Baudelaire a écrit : "je hais le mouvement qui déplace les lignes"...
Oui, cet Office témoigne de la date où il fut composé. Il cite un nombre impressionnant de saints ascètes et théologiens (et de saintes femmes aussi) qui vont sans doute jusqu'au sixième siècle environ. Nombre de ces Saints ne sont plus pour nous qu'un nom. Faudrait-il pour autant recomposer ce texte ? Disons que l'on parle abondamment des Saints plus récents ailleurs dans l'année liturgique. Et la sainteté des premiers siècles a un caractère bien reconnaissable : ce fut un Christianisme très ascétique, qui allait droit à l'essentiel. J'aurais tendance à dire que la sainteté est un océan infini : nous ne pouvons en avoir qu'une vue partielle. Ce sont seulement quelques figures de cet Océan de sainteté que nous présente cet Office, qui n'est sans doute pas le texte de meilleure qualité que nous trouvons dans le Triode.
au risque de paraître (encore une fois) désagréable, hors de propos (ou tout ce qu'on voudra), je dois dire que je suis affligé de voir que ce je reproche le plus à l'Eglise catholique à savoir une certaine forme de "néopathie" ( entassement de nouveaux dogmes au cours des siècles) semble exister aussi au sein des églises orthodoxes...Pourquoi l'Eglise devrait-elle évoluer...Ce qui s'est produit en particulier au IVème siècle est unique...et on ne peut comparer la lutte décisive entre le paganisme et le christianisme....à d'autres luttes ultérieures qui me semblent beaucoup moins importantes...Dans cet ordre d'idée, il me paraît inutile de rajouter dans la liturgie d'autres saints que les premiers martyrs ( genre Anastasie, Perpétue, Cécile etc...)
J’appartiens (encore) à une Eglise qui a voulu, il y a 50 ans, changer sa liturgie au prétexte de mieux répondre aux attentes des contemporains. Pratiquement un fidèle d’il y a 60 ans ne reconnaîtrait plus la liturgie d’aujourd’hui, des rites vieux de 1500 ans ont été remplacés par des chansonnettes débiles et une gestuelle mièvre pseudo pédagogique ! La foi a été relativisée à l’extrême, une approche prétendument apophatique de la révélation masque mal un vide existentialiste ou un scepticisme généralisé. Les fidèles ont déserté les lieux, le clergé ne se renouvelle pas, mais les innovations continuent…
Si je comprends ce souhait de voir figurer dans cet office des noms de grands saints moines je m’interroge quant à l’opportunité d’introduire ce goût du changement dans la Liturgie Orthodoxe… De grâce épargnez-vous les affres d’une réforme liturgique… Et relisez la lettre de saint Justin Popovitch sur la tenue d’un concile
Si j'osais, je dirais : "ni fixisme, ni réformisme"
Les premières liturgies orthodoxes auxquelles j'ai pu participer dans ma première paroisse étaient en slavon, depuis, elles sont en français. Mais, que ce soit en français, grec, anglais ou slavon, c'est la même liturgie. Par ailleurs, un ajout discret a été fait dans une des prières : entre "ceux qui sont en mer" et "les voyageurs", on prie pour ceux qui sont "dans les airs"... prière devenue indispensable depuis l'invention de l'aviation. La liturgie est la prière de l'Eglise : pas seulement "l'Eglise d'hier", ou "l'Eglise d'aujourd'hui (d'ailleurs, peut-il y avoir ce genre d'opposition dans l'Eglise ?).
Je ne suis pas qualifié pour parler de l'évolution liturgique de l'Eglise catholique, mais il semble qu'elle ait souvent été vécue comme une forme de rejet du passé.
Les défenseurs de la messe en latin ne défendent pas une tradition vivante, mais des idées qu'ils se font de la tradition. Christophoros me disait lui-même un jour qu'il défendait une église "latine", et j'ai été très heureux de le détromper. Le grégorien était taillé pour le latin, à part pour la psalmodie où on le retrouve encore aujourd'hui, il a fallu adapter les pièces de la liturgie aux langues vernaculaires.
Je dis "à part pour la psalmodie" en vous invitant à aller chez les dominicains, qui ont établie une belle traduction des psaumes et des cantiques de l'ancien et du nouveau testament (éd. du Cerf, un petit livre orange).
Léo, vous vous trompez : les rites d'avant le Concile ne sont pas vieux de 1500 ans, mais de 500 ans (le concile de Trente) avec des réformes partielles, comme celle d'Urbain VIII ou le psautier de Pie XII. L'Eglise catholique n'a jamais cessé d'évoluer pour répondre aux interrogations de son temps : les différentes réformes du monachisme, les ordres mendiants, les collèges de chanoines, les tiers-ordres, les procédures de canonisation, les diverses piétés... tout ce qui constituait votre soi-disant "église d'hier" était déjà le résultat d'une longue évolution... d'ailleurs nous devrions parler de l'église "d'avant-hier", car je vous parle d'un temps que les moins de 47 ans ne peuvent pas connaitre... mais plutôt fantasmer.
Le concile Vatican II a invité les fidèles à prendre la parole, à prendre leurs responsabilités: si vous souhaitez insuffler plus "d'esprit" dans la liturgie il faut le faire en église : montez un choeur, cherchez des partitions à votre centre de documentation diocésain. Vous rencontrerez bien sûr des prêtres et des paroissiens engoncés dans leurs vieilles habitudes, alors il faudra faire avec, bien sûr... mais dites-moi, Léo, Christophoros, vous ne restez pas dans votre coin à critiquer et vous mettez un peu la main à la pâte, quand même?
Mon pauvre Tertius...Comme ils ont eu de la chance les Orthodoxes ne ne pas avoir eu Vatican II (ni Vatican I d'ailleurs, le II étant logiquement la suite du I)...Un conseil à ceux qui veulent se convertir au christianisme...allez plutôt chez les orthodoxes que chez les catholiques conciliaires...
C'est ça, feignez de me plaindre et retournez dans votre coquille de tradi, je ne vois en effet pas comment vous profiteriez des fruits d'un concile en ne sachant même pas mener une simple discussion.
Les beaux fruits du Concile...un exemple parmi d'autres...avant Paques dernier...mon Père me demande, tiens tu vas te confesser, je croyais que ça n'existait plus la confession, qu'ils l'avaient supprimé...et parmi les gens de sa génération il n'est pas le seul...Voilà les beaux fruits du Concile Vatican II...Remarquez, c'est peut être, en partie à cause de Vatican II, que certains catholiques romains sont devenus orthodoxes...
Vous nous l'avez déjà raconté, celle là...
vous devriez renouveler votre argumentaire, et les anecdotes personnelles c'est un peu hors-sujet. J'essaie d'être sérieux avec vous, là, si vous permettez.
Pour revenir à l'idée d'un concile pan-orthodoxe, à l'heure actuelle cela me parait utopique. Malgré l'acte de communion Moscou - hors-frontières, il y a encore une division profonde entre les églises qui ont adopté le calendrier grégorien et celles qui restent au calendrier julien, entre les schismes russes, roumains ou grecs et ce que je lisais tout-à-l'heure sur le monastère athonite d'Esphigmenou... je ne vois pas comment tous les orthodoxes pourraient s'asseoir à une même table. Et surtout il n'y a pas de patriarche qui ait une autorité suffisante pour convoquer les autres.
...ben dites donc Tertius, vous avez remarqué que les Evangiles ce n'était pas des discours théoriques (c'est le cas de le dire) mais plein "d'histoires personnelles"...
...c'est marrant, je préfère les orthodoxes tous divisés et tout et tout, plutôt que le machin vaticandeutesque tout uni et tout le monde il est content...
Mon cas doit être désespéré...
Dixit les cathos de Nanterre
(http://catholique-nanterre.cef.fr/f...)
On peut recevoir le pardon de nos péchés par la prière ou par la participation à l'eucharistie. Il faut reconnaître ses pêchés devant Dieu, les regretter et se disposer à recevoir le pardon. On peut dire le "Je confesse à Dieu" et "L'acte de contrition" La confession à un prêtre n'est pas le lieu exclusif du pardon.
Mais lorsqu' on a commis des fautes graves qui nous ont coupé du Christ, il faut recevoir le sacrement du pardon pour rentrer en pleine communion avec Dieu. Même si l'on a commis que des fautes légères, le sacrement est un don de Dieu qui nous offre l'assurance d'être pardonné et la force pour combattre le péché. Il renforce notre union à Dieu et nous remet en route.