alternative
Par ptit moine le mardi 25 mars 2008, 10:00 - d'accord; pas d'accord ! - Lien permanent
Un jeune orthodoxe de Lettonie m'écrit qu'il est
choqué par les tarifs demandés dans un monastère pour des prières. Et plus
encore par «l'explication» donnée sur un écriteau :
... Si vous considérez que la prière coûte cher, alors nous répondrons que la prière est en fait inestimable et qu'elle représente un lourd travail. Essayez donc de prier 40 jours ne serait-ce que pour quelques personnes ! L'Église, quant à elle, commémore quelques centaines, quelques milliers chaque jour. Ayez donc de la compréhension ou alors proposez une alternative. Que Dieu vous garde !
Évidemment, l'«explication» n'est pas très élégante.«... А если вы считаете, что молитва стоит дорого, то скажем, что молитву оценить вообще нельзя и она является тяжелым трудом. Попробуйте помолиться сорок дней хотя бы за нескольких человек, а Церковь поминает поименно не одну сотню или тычячу ежедневно. Отнеситесь с пониманием или предложите другую альтернативу.
Спаси вас Господи! »
Chez nous, il n'y a pas de tarif : chacun donne ce qu'il veut, ce qu'il peut. Et ce n'est pas plus mal, car l'essentiel est bien de prier pour les gens : ce n'est pas un acte social rémunéré, c'est un acte d'amour.



Commentaires
Certes afficher un tarif n'est guère élégant, d'autant plus si ce dernier est prohibitif (non eut égard "au service rendu" mais compte tenu des possibilités financières des ouailles.)
Peut-être les moines ont-ils été amenés à cette extrémité car nul ne pensait jamais à rétribuer leur "travail" .
Souvent, j'ai été choquée, dérangée que les paroissiens, souvent par ignorance (peut-être est-ce de notre responsabilité de leur faire savoir que le don en nature est possible même fort apprécié et appréciable) viennent à l'église "les mains dans les poches".
Jusqu'à ce que je comprenne que ce n'était pas une question de moyen (quel est le prix d'un paquet de farine, d'une bouteille d'huile, de fleurs cueillies dans son jardin...), ou d'indifférence mais plutôt d'éducation. D'ailleurs, la plupart des paroissiens donnent avec plaisir lors du passage des corbeilles (puisque la demande là est claire et précise) pour les dons en espèces mais jamais il ne leur viendrait à l'esprit de faire un don en nature ou de penser à faire un don lors d'un office demandé au prêtre.
J'en suis arrivée à la conclusion que plutôt que de m'ulcérer de ce que machin ou bidule n'emmène pas, d'emmener régulièrement dans la mesure de mes possibilités de l'huile, de la farine ou du vin et d'expliquer à mes enfants et aux petits présents autour de moi à ce moment-là des raisons et de la nécessité de ces dons, en espérant que lors des prochaines courses familiales, ils demanderont à papa ou maman de rajouter au caddie un petit quelque chose ...