monastère Pantokrator
Par ptit moine le samedi 5 avril 2008, 14:56 - vie monastique - Lien permanent
... vu du skite russe du Prophète-Élie.
À la fin de la liturgie, tôt le matin, je me souviens qu'on se rendait sur la terrasse pour admirer la mer, le lever de soleil sur fond du petit monastère grec Pantokrator, dont dépend le skite du Prophète-Élie sur le Mont-Athos. La Sainte Montagne est vraiment un endroit béni, privilégié.

À la fin de la liturgie, tôt le matin, je me souviens qu'on se rendait sur la terrasse pour admirer la mer, le lever de soleil sur fond du petit monastère grec Pantokrator, dont dépend le skite du Prophète-Élie sur le Mont-Athos. La Sainte Montagne est vraiment un endroit béni, privilégié.




Commentaires
C'est curieux, j'aurais écrit "béni" sans t...mais bon...
► Corrigé !
Quel beau souvenir le moinillon rappelle à ma mémoire : c'était le 25 décembre 1979 (n.s).
Nous sommes arrivés avec le Père Pierre Cantacuzène à pied juste avant la nuit au skite du Prophète Elie. Le Père John qui officiait ce soir là (Vigiles de Saint Herman d'Alaska !) a quitté le sanctuaire, donné des vêtements liturgiques au Père Pierre (devenu Vladika Ambroise aujourd'hui) pour qu'il célèbre et que lui puisse chanter au kliros. On m'a demandé de faire des lectures en français. C'était un soir magnifique sur la Sainte Montagne de l'Athos et l'office fut célébré en slavon, en anglais et en français !
En cadeau : le skite du Prophète Élie, Pantokrator et la mer...
ptit moine
Désolé... cher petit moine... c'est à force de corriger des contrats, des notes juridiques au boulot et l'orthographe déplorable de mes quatre mômes chez moi...c'est devenu une seconde nature...ce qui est devenu aussi une deuxième nature c'est la critique des absurdités de la langue française...aujourd'hui (re)visite du musée Clémenceau à Paris où l'on m'annonce que Clemenceau avait la conviction de l'innocence de Dreyfus, la conviction de l'innocence c'est limite oxymore, je trouve...
Il me semble qu'avant de parler de l'absurdité de la langue française, il vaudrait peut-être mieux se dire qu'on ne la connaît pas suffisamment pour résoudre ses apparentes apories ... et poursuivre le travail en demandant à Dieu de permettre que nous mourrions moins sots que nous sommes nés.
Cela vaut aussi pour les Pères dont les spécialistes (la plupart du temps des universitaires agnostiques et leurs imitateurs, les demi-savants orthodoxes) se plaisent à relever et à accentuer les apparentes incohérences, sans jamais se dire qu'ils sont incapables d'entendre leur symphonie parce qu'ils ne sont pas placés au bon point de vue, celui de l'expérience de la foi.
Merci donc à Christophoros de nous avoir rappelé, à sa manière, la nécessité de l'humilité.
A propos, je me rappelle avoir appris à l'école communale le critère de distinction entre béni et bénit. L'ayant un peu oublié, j'ai recherché dans le Grevisse et, doctus cum libro, je puis indiquer ceci :
Bénit s'emploie uniquement comme adjectif en parlant de choses (et non de personnes) consacrées par une bénédiction rituelle (pain bénit , eau bénite).
Béni s'emploie lorsqu'il n'y a pas de bénédiction rituelle (un jour béni, une terre opulente et bénie), ou encore chaque fois qu'il est pris comme verbe : un mariage est béni.
Hier. Nicolas
Sur ce, je prendrais bien un " thé " en terrasse tout en contemplant la mer. Elle est si belle.
Avec un brin d'humour.
La beauté de la création ne cessera de nous émerveiller...
Merci encore pour ces belles photos.
Mado
mouais... suis pas convaincu par les interventions ci-dessus (ça n'étonnera personne je pense
), on trouve sur le net à la fois la forme "pain
béni" et "pain bénit", le plus souvent d'ailleurs, pain
béni...
Quant à la prononciation "Clémenceau" pour Clemenceau, il s'agit d'une particularité de prononciation d'un nom propre et non d'un nom commun... (voir par exemple, comme le faisait remarquer Marcel Proust, "Broglie" qui se prononce "Breuil") : on ne peut donc pas soutenir qu'il s'agisse
ntd'une règle de prononciation générale de la langue française.euh..."qu'il s'agisse" bien sûr...
Christophoros. Personne ne cherche à vous convaincre. On vous dit les choses telles qu'elles sont codifiées par les grammairiens. Libre à vous de relativiser la règle en vous fondant sur les usages dévoyés qu'on en fait sur le net. Chacun est évidemment libre de préférer son jugement propre ... le risque, c'est de raisonner comme une casserole.
Mado. Je crains que vous ne puissiez pas prendre le thé sur la sainte Montagne avant un certain temps. Vous serez toujours la bienvenue dans les métochia athonites en Grèce et en France où les paysages ne sont pas mal non plus.
Hier. Nicolas
Père Nicolas a raison de rappeler que l'accès aux dames n'est pas autorisé sur la sainte montagne de l'Athos où se trouve le monastère Pantokrator et son skite du Prophète-Élie.
Mais pour consoler un peu Mado, on pourrait lui conseiller de prendre le petit bateau qui fait le tour de la presqu'île : on peut ainsi voir les monastères du côté de la mer...
À propos de thé sur la terrasse, je pensais raconter que c'est justement la tradition au monastère de Saint-Sabbas en terre Sainte : juste après la liturgie, tôt le matin, les moines se rendent sur la terrasse où chacun reçoit une petite collation, un petit-déjeuner en quelque sorte. C'est un moment particulier : on est entouré par une roche désertique.
Mais, à Saint-Sabbas, comme sur la Sainte Montagne, les dames ne sont pas acceptées. C'est pourquoi le prêtre présente les reliques à l'extérieur du monastère pour les pèlerines qui désirent les vénérer.
D'ailleurs, ce monastère est réputé pour avoir un palmier dont les feuilles ont des vertus particulières : elles guérissent les femmes stériles qui les consomment avec dévotion.
Monastère Saint-Sabbas en terre Sainte
D'ailleurs, cher Moinillon, que les femmes ne soient pas admises dans une presqu'île - monastère d'hommes c'est bien naturel, mais que les autres mammifères de sexe féminin soient aussi tenus à l'écart, n'est-ce pas pousser la protection de la chasteté un peu loin ?
Merci pour cette réponse directe à une question que je croyais par trop impertinente !
(ah, et pour papa Panthère : "Félicitations ! Un cigare?")