source de l'Annonciation
Par ptit moine le lundi 7 avril 2008, 09:10 - fêtes - Lien permanent
C'est lorsque la Vierge Marie se tenait devant cette source à Nazareth que
l'archange Gabriel lui apparut.
La source se trouve aujourd'hui dans l'église orthodoxe arabe de Nazareth.
Sur cette petite vidéo que j'ai prise lorsque j'étais en Terre Sainte, l'année dernière, on voit une petite fenêtre en haut : c'est ici que, selon la tradition, l'ange est apparu.
On peut rester des heures à cet endroit à écouter la source (quand il n'y a pas de touristes).
La source se trouve aujourd'hui dans l'église orthodoxe arabe de Nazareth.
Sur cette petite vidéo que j'ai prise lorsque j'étais en Terre Sainte, l'année dernière, on voit une petite fenêtre en haut : c'est ici que, selon la tradition, l'ange est apparu.
On peut rester des heures à cet endroit à écouter la source (quand il n'y a pas de touristes).



Commentaires
C'est si doux et beau : merci.
Mais comment sait-on que la Vierge se tenait à cet endroit là ? Je n'ai jamais rien lu sur cette source ?
Il paraît qu'on peut trouver ce renseignement dans les apocryphes.
La remarque de Matushka est juste : de nombreux épisodes de la vie de la Mère de Dieu sont dans des textes qui n'ont pas été retenus "dans leur totalité" comme canoniques, ce qui ne les empèche pas de parfois se faire l'écho de traditions fort anciennes, ou de contenir des éléments utiles.
Voici donc le récit de l'Annonciation selon deux textes :
Dans le "Protévangile de Jacques", on lit :
Marie saisit les fils d'écarlate et se mit à filer.
XI.1. Or elle prit sa cruche et sortit pour puiser de l'eau. Alors une voix retentit : " Réjouis-toi, pleine de grâce. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie parmi les femmes". Marie regardait à droite et à gauche : d'où venait donc cette voix ? Pleine de frayeur, elle rentra chez elle, posa sa cruche, reprit la pourpre, s'assit sur sa chaise et se remit à filer.
XI.2. Et voici qu'un ange debout devant elle disait : " Ne crains pas, Marie, tu as trouvé grâce devant le Maître de toute chose. Tu concevras de son Verbe."
Ces paroles jetèrent Marie dans le désarroi. " Concevrai-je, moi, du Seigneur, dit-elle, du Dieu vivant, et enfanterai-je comme toute femme? "
XI.3. Et voici que l'ange, toujours devant elle, lui répondit : " Non, Marie. Car la puissance de Dieu te prendra sous son ombre.
Aussi le saint enfant qui naîtra sera-t-il appelé le fils du Très-Haut. Tu lui donneras le nom de Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. " Et Marie dit alors : " Me voici devant lui sa servante ! Qu'il m'advienne selon ta parole. "
L'évangile du "Pseudo-Matthieu" raconte les faits de la manière suivante :
Chap 10
Or, le lendemain, comme Marie se tenait près de la fontaine pour remplir sa cruche, un ange apparut et lui dit: "Tu es bienheureuse, Marie, parce que dans ton coeur tu as préparé une demeure pour Dieu. Voici que la lumière viendra du ciel pour habiter en toi et pour que, pas toi, elle resplendisse sur le monde entier." De même, le troisième jour, alors qu'elle travaillait la pourpre de ses doigts, il se présenta à elle un jeune homme dont la beauté ne pouvait être dite. Le voyant, Marie fut prise d'effroi et tressaillit. Et il lui dit: "Ne crains pas, Marie, tu as trouvé grâce devant Dieu. Voici que tu concevras et enfanteras un roi qui gouverne non seulement sur terre, mais aussi dans les cieux, et qui régnera dans les siècles des siècles."
Dans ces deux textes, la fontaine est présente, même si - à l'évidence - l'important n'est pas le lieu, mais le message de l'Ange (d'ailleurs, rappelons que tant en hébreu qu'en grec, les mots "Malakh" et "Angelos" signifient "messager")
Par contre, le calme du lieu (quand il n'y a pas de touristes), sa fraîcheur, mais aussi la réalité symbolique de l'eau indispensable à la vie sont autant d'éléments favorables pour méditer et intégrer, s'approprier le message de l'Ange : la miséricorde de Dieu qui fait de l'Annonciation "l'aurore de notre salut, où se manifeste le mystère éternel : le Fils de Dieu devient fils de la Vierge et Gabriel annonce cette grâce..."
L'eau c'est le baptême, qui lave et purifie, la source de la vie, le liquide dans lequel baignera l'enfant. Sans eau pas de vie. "L'Esprit de Dieu planait sur les eaux " . Dans la genèse. l'eau c'est le monde inconscient aussi. L'eau se dit Eve en hébreu... La Vivante, celle qui engendre.
J'aime ce récit ou Marie rencontre l'ange à la fontaine... Moïse naviguant dans les eaux, la fontaine d'eau vive, l'eau qui s'écoule du côté percé...l'eau de la sueur qui se mêle au sang...l'eau de la Samaritaine...Toutes ces eaux fertiles et divines.
se hâtant vers le fleuve de l'exil,
une femme porte le deuil du ciel
en une corbeille tressée...
elle ouvre ses larges prunelles,
observe le palais qui domine l'île
et dépose l'enfant
sur les eaux froissées...
la corbeille roule et va berçant
le bel enfant qui dort dans le vent.
sous des pluies de fleurs odorantes
Myriam reçoit contre son sein
l'enfant béni qui a sanctifié ses reins
souriante, elle se penche vers lui,
le couche dans un berceau de paille et d'herbes
et chante...
l'enfant, en son sommeil ,
tressaille et sourit.
la femme sent ses seins qui pleurent,
le lait coule dans la fontaine,
elle se couche sur la terre tremblante
où la douleur l'a saisit...
son sang coule pour l'Eternel, béni soit-il,
l'Ange la couvre de son aile.
Marie chantait en puisant l'eau
elle se penchait vers la source
quand un souffle de vent
passa entre elle et l'eau
surprise elle leva la tête...
et vit là-haut dans l'oculus bleu de ciel
un messager en éclat de soleil , de lumière Une voix descendit vers elle...
comme des mots aux lettres éparses
qui jouaient l'Alpha et l'Oméga entre le ciel et la terre
et se rangeaient en phrases de clarté
devant ses yeux écarquillés...
Elle tomba agenouillée, son eau se répandit, elle lacha la cruche...
L'Ange avançait vers elle et continuait de parler.
Puis il s'arrêta...S'approcher trop près
l'aurait brûlée... le feu sacré, la force Divine ne peuvent toucher l'homme...
Moïse dut enlever ses sandales, se tenir au loin,
Marie de Magdala ne pouvait toucher Jésus au matin de la grande lumière
l'Ange s'avança
et l'Ange attendit la réponse ...
Réjouis-toi, Marie Pleine de grâce
le Seigneur est avec toi
tu es bénie entre toutes les femmes
et Jésus le fruit de ton sein est béni,
car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes.
Donc, c'est plutôt une interprétation poétique.
J'ai lu cela dans le livre de Jacques de la Rochetterie La symbologie des rêves.
On notera qu'autrefois l'eau se disait "Eve " (de l'hébreu "hâyah" = "vivre")
Voilà, en ce qui concerne le poème, il est de moi, sauf la si belle prière bien entendu.
Merci pour vos réponses sur la source.
Si : "hâyah" veut dire Etre — donc vivre — quelques recherches sur le net m'ont conduite à la traduction : être - celui qui est vivant - celui qui vit.
Mais il est vrai que je n'en sais pas beaucoup plus,
sauf que pour moi Eve est la Vivante, celle qui vit, celle qui se lève, et Adam l'homme d'argile, de terre rouge, Adamah (toujours sous le sens poétique...)