arbre de mai
Par ptit moine le jeudi 1 mai 2008, 19:00 - Lien permanent
Les Français ont la tradition du muguet pour le 1er mai.Dans «nos» contrées, c'est la tradition des arbres décorés de papier toilette. À chacun ses traditions...
ici, aujourd'hui, on pouvait aussi voir des portes décorées de mousse à raser, et autres décorations traditionnelles.
Ci-contre — à Starnberg, près du lac où le malheureux Louis II de Bavière a été noyé, un arbre papier-toiletté.
«L'arbre de mai» — le vrai : « Maibaum » — est autre chose, à vrai dire.
source — http://tinyurl.com/6275j9 (PDF) :
Au mois de mai, la nature s‘éveille à la venue du printemps. Le mot
mai provient del‘expression latine maius mensis qui
signifiele moisde Maia, la déesse romaine du printemps.Partout on ressent
l‘éveil de la nature.C’est ainsi que s’est développé dans le Sud del’Allemagne,
et particulièrement en Bavière, latradition de l’Arbre de Mai. Dans les villes
etvillages un arbre est dressé chaque année sur laplace centrale à l’occasion
du premier mai lorsd’une grande fête. L’arbre ressemble à un grandmât de
couleurs bleue et blanche (les couleurs de la Bavière). Des guirlandes etdes
petites figurines colorées sont accrochées en haut de l’arbre, représentant
lesdifférents corps de métiers de la ville. L’origine de la coutume.Cette
tradition remonte au moins au 17 e siècle. Selon certaines recherches,
latradition du « Maibaum » pourrait remonter jusqu’à l’époque germanique
etreprésenterait la fertilité et la bénédiction des Dieux.Au Moyen-Âge, les
paysans locaux avaient coutume de planter un jeune arbre,appelé le mai, devant
la maison de leurs seigneurs, alors que la traditiondemandait aux jeunes
paysans et citadins, ainsi qu’aux jeunes aristocrates, departir dans les bois
couper des mais afin de les offrir à l’élue de leur cœur.
En Bavière particulièrement, on a vu se développer vers la fin du 18 e
siècle une nouvelle symbolique du « Maibaum » suite à l’indépendance de la
Bavière sous le roi Max Ier et de son ministre Montgelas. La prise de
conscience de liberté se fait aussi sentir chez les citoyens qui affichent sur
de grands troncs les symboles illustrant les différents corps de métiers.La
tradition.Selon la tradition, chacune des étapes de préparation de l’Arbre de
Mai - en partant de la coupe jusqu’au dressage de l’arbre au centre-ville -
doit se faire manuellement. Ce sont des hommes autochtones qui assument la
plupart de ces tâches.Une fois choisi, l’arbre (qui est d’habitude un grand
épicéa) est coupé et transporté de la forêt au village,voire en ville. Il est
amené à l’atelier où il est soigneusement travaillé selon la tradition :Après
avoir été ébranché, c’est la tâche des femmes d’orner l’arbre de sculptures sur
bois, de guirlandes, et de couronnes. On y accroche ensuite des enseignes
représentant les divers artisans ou corporations locales.Souvent, le tronc est
peint, dans le Sud toujours avec les couleurs bleues et blanches représentant
la Bavière.Après la décoration de l’arbre suit le moment du dressage. Selon une
vieille coutume, le « Maibaum » est érigé à l’aide de grands bâtons attachés
ensemble en forme de ciseaux et que l’on appelle « Schwaiberl ».Sous le
commandement d’un chef, le tronc est ainsi mis sur pied petit à petit. Ledur
labeur du dressage peut durer près de deux heures.
3 Une autre coutume veut qu’une fois érigé et décoré, l’arbre peut maintenant
être volé par les villageois voisins. C’est la raison pour laquelle on organise
des équipes de surveillance afin de protéger, jour et nuit, cet arbre. Il
existe d’ailleurs des règles concrètes à respecter pour pouvoir kidnapper un «
Maibaum ». Si toutefois la sécurité est déjouée, le village déchu retrouvera
son arbre, au matin du premier mai en échange d’un copieux goûté (« Brotzeit »)
agrémenté d’une quantité équivalente de bière qu’ils dégusteront tous
ensemble.Une fête européenne.Mais on observe aussi en France une coutume
voisine du « Maibaum » : En Auvergne, par exemple, on plante devant la maison
des personnes d’une fonction ou d’un rang élevé un petit arbre. Autrefois,
quand quelqu’un se présentait aux élections, s’il était élu pour la première
fois, ses voisins venaient planter un arbre en son honneur. C’était l’occasion
d’un bon repas bien arrosé.L’arbre était généralement un sapin ébranché auquel
on ne conservait que la cime. Il était décoré d’un drapeau tricolore, parfois
d’une couronne de fleurs, et d’une planche sur laquelle était écrit : « Honneur
à notre élu ». Cette tradition persiste encore aujourd’hui, surtout pour les
élections municipales, même si les arbres ne sont plus toujours des sapins. En
Belgique, le mois de mai connaît aussi la fête du « meiboom » : l’arbre
symbolise ici l’ensemble des forces de la nature qui ont été domestiquées par
les ancêtres.En Autriche et en Espagne, on plante aussi l’Arbre de Mai.
4 Vu les quelques différences qui distinguent les traditions nationales de
l’Arbre de Mai en Europe, leur point commun réside en sa signification : il est
uneparabole de la vie et de ses lois, un symbole de la vie inépuisable qui
recommence tous les ans avec l’arrivée des mois chauds. L’arbre décoré
estconduit en cortège et érigé sur la place centrale afin de transmettre un
sentiment de communauté aux citoyens
Sources : http://www.bavaria.com
http://www.bavarian-online.de
http://www.cdesjardins.com/arbredemai.html
http://www.kidsweb.at



Commentaires
On voit bien là la différence entre la barbarie teutonne et la subtilité française déjà connue du Grand Frédéric qui disait, si je ne m'abuse : "je parle français avec les gens et allemand avec mes chevaux"...
Et comme il y a beaucoup de chevaux ici, je dois prendre deux mois de cours intensifs d'allemand à partir de la semaine prochaine. C'est la vie...
Ah merci, Christophoros, votre commentaire m'aide à éclairer un épisode de la vie de Nietzsche, lorsqu'il défendit un cheval que son maître tourmentait de sa cravache, l'entoura de ses bras et s'écroula contre lui. C'est un évènement souvent raconté comme l'éclatement public de sa démence syphilitique, et suivi par son internement.
Alors il ne faisait que répondre aux appels de détresse de l'animal, qu'il entendait dans sa propre langue...
Dites Tertius, avez-vous lu "crimes et châtiments", il me semble bien qu'il y a un passage dans lequel il est décrit le martyre d'un cheval...à moins que Dostoievski ne soit germanophone...ou alors que le russe ne soit aussi...mais je n'ose articuler cette hypothèse, certains ici pourraient être nostalgiques du knout...