regards d'enfants
Par ptit moine le mardi 10 juin 2008, 10:00 - Lien permanent
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| Церковная школа |
Fête de fin d'année dans une école paroissiale en Sibérie.
Je suis frappé par la pureté des regards, de la joie qui règne.
En France, après tant d'années de décomposition de la société, comme on peut lire dans le Figaro (ou ici) :
Juristes, psychanalystes et psychiatres s'alarment du phénomène de l'enfant roi, de plus en plus fréquent aujourd'hui. Et insistent sur la nécessité de réapprendre aux parents la valeur des limites et des interdits.







Commentaires
chez nous aussi lors des fêtes de fin d'année les enfants ont le regard joyeux ou pur ou étonné, rêveur...les enfants sont tous les mêmes partout. Bien sûr il y a l'éducation, les équilibres romus ou offerts, les principes ou les valeurs inculqués...les projections du peuple ou d'une famille, les interdits...bref, tout ce qui fait l'enfance et tout ce qui fait que "l'on s'en souvient " !
Au Vietnam aussi les enfants sont superbes et ils vivant dans la pauvreté et ils sont heureux, le regard empli de joie.
Bien évidemment, je comprends le mythe de l'enfant-roi... J'ai travaillé quelques années en maison d'enfants - à caractère social - et je peux vous dire que ne ne sont pas des enfants-rois qui vivaient là et souffraient et cherchaient la "résilience " l'aide le courage donné...
il y a un siècle existait aussi des enfants auxquels on donnait tout sans rien leur apprendre...il y a aussi les enfants Truffaut, Poil de Carotte, Vallès et les anonymes..;
oui une société individualiste !
Franchement, prendre le Figaro pour "parole d'Evangile" !!!
Et il me semble qu'il est difficile de "croire" les psychologues et les psychiatres cette bande de disciples de Freud — l'homme qui a projeté sa psyché tourmentée de juif germanisé (le beau mélange) sur l'esprit humain... (beurk....) —
Quant aux juristes - je suis bien placé pour en parler - j'aurais tendance à ne leur accorder qu'une confiance (très) limitée...
Bref, tout cela c'est du "n'importe quoi d'chez n'importe quoi"... comme on dit dans les cours de récré...
Au premier plan à gauche : picasaweb.google.com
Cette petite fille est un Vermeer !
c'est vrai- la petite fille à la perle !
superbe photographie
il ne me semble pas que la gifle ou la fessée soient des moyens éducatifs mais plutôt " d'intimidation " ! Evidemment chacun sait qu'une tape ou une fessée fait du bien autant à l'enfant qu'au parent...
Mais il y a des parents qui n'ont aucune mesure ! et alors cela arrive vite aux méthodes des années 1960 et avant et même après : martinet, bout de bois ,ceinturon, gilfles à la volée...insultes, , dénigrement...
c'est normal qu'une loi protège les droits des enfants.
On n'a jamais enseigné quoi que ce soit de poitif par la dictature, l'intimidation et la peur.
Un enfant qui a peur ne respecte pas l'adulte. Toute sa vie il aura peur et n'aura pas confiance en lui.
Voir les travaux de Steiner, Père Lorenzo Milani, Maria Montessori , etc...sur l'enfance,
un enfant battu devient une "graine d'ortie "
il aura besoin d'un "bâton de résilience " suivant les travaux de Boris Cyrulnik
Le Conseil de l'Europe, se basant sur des recommandations de l'ONU (machine anti-famille par excellence et grand creuset de la "world religion"), a pondu un avant-projet de LOI pour interdire les fessées.
Les enfants sont déjà invités, dans certains cas, en Belgique, à dénoncer les parents "méchants" (lisez "sévères"), via les centres PMS qui sont présents dans toutes les écoles.
En philosophie de l'art, on apprend que la règle libère. Un artiste qui accepte et se soumet aux règles de la matière sur laquelle il va travailler, pourra alors exprimer son art. S'il refuse la loi de la matière, qui s'impose à lui, qu'il le veuille ou non, son oeuvre ne réussira pas. Il en est de même dans l'éducation. Si la giffle est souvent négative, parce que le cerveau peut être atteint (délicat chez l'enfant), et qu'il y a une réaction physique de recul qui risque vite de s'installer dès que le parent lèvera la main pour prendre quelque chose, par contre, la fessée, si l'Ancien Testament en parle en bien, c'est pas pour rien. Un chien corrige ses chiots et pas un peu. Ils s'en portent fort bien et ne recommencent pas ce qui, dans la vie adulte, pourrait leur coûter la vie.
Dans la cour de récréation, quand je vais chercher mes enfants, je vois souvent des visages durs dans les jeux - la violence du sport-roi, le football, dont le but n'est que l'écrasement de "l'autre" et les cris de joie quand on réussi; la violence sociale des jeux où l'argent règne, comme ces jeux où il faut des cartes du commerce avec de très laides effigies dessus; la violence des jeux où l'enfant reproduit les folies qu'il voit à la télévision qu'il ne devrait pas regarder, si on voulait qu'il puisse développer son imagination et sa créativité à lui; etc.
Le corps professoral rigole quand un enfant vient se plaindre au lieu d'avoir riposté par des coups.
Mais je vois aussi quelques beaux visages, paisibles - et parfois, connaissant les familles, je comprend, je sais pourquoi. Si le Christ n'est présent chez aucun de manière consciente (c'est une école hétérodoxe, nous sommes la seule famille à aller à l'église), je sais que certains vivent tout de même plus Chrétiennement que bien des gens que nous connaissons en paroisse. Ca rejaillit sur l'enfant. Qui n'est pas roi à la maison, dans ces familles-là. Parce qu'on n'a jamais vu un louveteau dire à sa mère la louve comment elle devait faire.. on ne met pas la charrue avant les boeufs..
L'étude du Figaro ne fait que répercuter ce qu'ils ont connu aux USA dans les années 80', et qu'ils ont largement analysé... et ne savent pas corriger et rattraper. Le phénomène de l'enfant-roi, de l'enfant sans père aussi, y est très répandu, m'a souvent expliqué ma famille qui y habite (dans 4 états différents, nord, sud, est et ouest!), et le mal-être des enfants y est quasiment la norme.
Les USA ont développé des chouettes choses, et des daubes. Nous, on singe les daubes. Et on s'étonne qu'on obtient les mêmes maux. On est fous.
...en matière d'éducation une mode chasse l'autre...il fut un temps Jean-Jacques Rousseau, puis la Dolto et enfin le Boris machinchose...Moi j'préfère "l'électrochoc du pauvre" : un grand coup de pied au...avec ma bénédiction paternelle en prime ! Elle est pas belle, la vie ???
...au sujet de la "bénédiction paternelle" il m'est arrivé de sortir de l'Eglise pendant la messe, de flanquer une fessée et zou retour à l'office...La tête des clodos sur le parvis !
ce ne sont pas des "modes " éducatives mais des réflexions, des recherches...celui qui y consacre sa vie ne crée pas une mode ou un style !
il travaille à un bien-être psychologique, physique, familial et individuel.
L'être humain est une globalité et bien sûr qu'un artiste travaille la matière, la façonne, la scrute, etc. j'en sais quelque chose !
Un enfant n'est pas de la matière à pétrir. C'est un être vivant qui nous est confié pour un temps et auquel on transmet ses valeurs ,avec lequel on vit un temps et avec lequel on partage et qui nous apprend aussi même si nous aussi nous lui apprenons des choses
l'enfant ne nous appartient pas! ce n'est pas un chien ou un chat !
il existe des gens qui frappent leurs enfants mais pas leur chien !
à savoir qu'une religion transmise par la force ou un mauvais exemple fera des anti-chrétiens par la suite! non-compréhension de la vie des parents..;
et j'en ai rencontré beaucoup, dans les trois confessions chrétiennes.
l'important est la mesure en tout chose !
je pense que nous sommesl ibres dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte à l'intégrité de l'autre !
un chrétien est choqué de la gifle donnée à Jésus mais pas de celle qu'il inflige à son enfant ! c'est la même humiliation!
à l'enfant de tendre l'autre joue !
un article intéressant sur le sujet de l'éducation et de la punition vient d'être publié, en anglais :
Smart Parenting XIII. Tools for Smart Punishing
Fr. George Morelli
http://www.orthodoxytoday.org/artic...
le p. Morelli, un des doyens de l'archidiocèse Grec-Orthodoxe Antiochien aux USA, est l'équivalent antiochien du p. Jean Breck, avec en prime une batterie de diplômes dans le domaine psychologique.
sainte journée en Christ
Jean-Michel
...mais si, mais si, il y a des modes en toutes choses et l'éducation n'y échappe pas...un temps on fut trop rigoureux (peut-être), aujourd'hui on ne l'est pas assez (certainement)...cela me fait penser à une petite histoire que l'on m'a racontée jadis...Un général racontait qu'il n'avait jamais mangé "les bons morceaux" de viande à la table familiale : lorsqu'il était enfant on ne les donnait pas aux enfants considérés comme inaptes à les apprécier, quand il fut vieux on les donnait aux enfants parce qu'il fallait leur donner le meilleur...
N'empêche, j'imagine fort bien la "bénédiction paternelle" de Christophoros :
"Pater : Vade et amplius jam noli peccare.

Répons : Deo gratias"
lorsque j'étais toute petite on donnait à table les meilleurs morceaux à l'homme car c'est lui qui travaille et ensuite j'ai vu des familles où l'on donnait le meilleur des morceaux aux enfants car ils en ont besoin.
C'est plutôt médical, on ocnsidère le corps comme ayant besoin d'un carburant nécessaire à la croissance ou à la récupération des forces.
Bien entendu, l'enfant qui ne peut apprécier les bons morceaux et auquel on donne le moins bon ressemble plus à Poil de Carotte qui n'avait pas le droit de manger du melon car sa mère ne l'aimait pas ! "il n'en prend pas, il est comme moi, il n'aime pas le melon ! " et Poil de Carotte rognait les restes déstinés aux lapins...
ce n'est pas une mode, j'y reviens, car "mode "présuppose "marché " vente " commerce " c'est plutôt un "mode " de pensée...une différence de comportement suivant la cultire, la tradition, le pays , etc, un mode de fonctionnement différent ou innovant...
A propos de l'enfance... je suis en train de relire l'Eloge de la fuite d'Henri Laborit (si influencé par le Christ, je trouve) à propos de l'enfance :
La sybille à l'enfant
Marina TsvétaïevaSerre-toi, mon enfant,
contre ma poitrine :
la naissance est une chute dans les heures.
Des rochers de nulle part, d'au-delà des nuages,
mon enfant, comme tu es tombé bas !
Tu étais esprit, tu es devenu poussière !
Pleure mon petit, pour eux et pour nous :
la naissance est une chute dans les heures !
Pleure, mon petit, à l'avenir, et encore :
la naissance est une chute dans le sang !
Et dans la poussière ,
et dans les heures...
Où sont les lueurs de ses miracles ?
Pleure, mon petit : naissance dans la pesanteur !
Où sont les gisements de ses générosités ?
Pleure, mon petit : naissance dans les comptes ,
et dans le sang,
et dans la sueur...
Mais tu te lèveras ! ce qu'on appelle en ce monde
la mort est une chute au firmament.
Mais tu verras ! dans ce monde fermer
les paupières, est une naissance dans la lumière !
D'ici à jamais -
la mort, mon petit, n'est pas dormir, mais se lever;
n'est pas dormir, mais revenir,
Vogue, mon petit ! Une marche déjà est
franchie !
Elévation vers le jour17 mai 1922
Intéressant le poème... mais un peu tourmenté, comme son auteur dont j'avais déjà lu la bio sur Wikipedia...
Je ne suis pas certain que la poésie, contrairement à la prose, supporte une traduction : « une chute dans les heures » cela ne sonne pas d'une manière harmonieuse en français...
En ce qui concerne l'enfance, à mon avis, le plus beau poème est celui de Peter Handke (Lied von Kindsein) qu'on entend en voix off dans Der Himmel ueber Berlin... Tout y est, surtout dans les quatre premières strophes :
"Als das Kind Kind war,
ging es mit haengenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluss,
der Fluss sei ein Strom,
und diese Pluetze das Meer.
Als das Kind Kind war,
wusste er nicht, dass es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.
Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief auf dem Strand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.
Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du ?
Warum bin ich hier und warum nicht dort ?
Warum begann die Zeit und wo endet der Raum ?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum ?
Ist was ich sehe und hoere und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt ?
Gibt es tatsaechlich das Boese und Leute,
die wirklich die Boesen sind ?
Wie kann es sein, dass ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und dass einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde ?
(...)
superbe et d'ailleurs Peter Handke est un grand écrivain, inévitablement