saint Jean et José
Par ptit moine le samedi 5 juillet 2008, 11:00 - fêtes - Lien permanent

Notre Église fête donc ce samedi la mémoire du bon saint Jean (Maximovitch), archevêque de Changhaï et San Francisco.
L'occasion de recommander l'excellent livre en français de Bernard Le Caro sur ce saint hiérarque.
Voici une icône rayonnante, peinte en 2004 pour le Fonds de Saint-Jean de Changhaï.
On reconnaîtra à gauche José Munoz, qui n'est pas canonisé par l'Église, mais qui est sans nul doute un juste et martyr.
Sermon de saint Jean, le jour de la fête de sa cathédrale à San Francisco (en russe).
(source)






Commentaires
Une tradition byzantine, mais toujours en usage, plaçait un nimbe carré (au lieu de rond) autour de la tête de personnes non officiellement (ou non encore) canonisés. Dans certains cas, la personne pouvait même avoir été représentée de son vivant (dans les mosaïques de Ravenne, par exemple), s'il s'agissait, par exemple, d'un bienfaiteur de l'eglise...
Même remarque que celle faite par Albocicade avec, en plus, l'expression de mon malaise devant cette représentation peinte, probablement à l'acrylique, en style photographique sulpicien qui ne constitue en rien une icône. Pour ma part, je refuserais de la bénir.
Le moindre...
Hier. Nicolas.
Certes, je ne peux que m'associer aux précédents commentaires. Il m'est très difficile de qualifier cette peinture d' "icône".Trop de réalisme photographique, trop d'ombres et trop d'erreurs jusque dans le fond d'arrière-plan . Mais disons que l'artiste a fait un bon travail reprographique.
Merci pour ces critiques très précieuses.
Personnellement, je dois dire qu'il y a une sorte de complicité étonnante dans le sourire de ces deux héros de l'orthodoxie, qui me plaît beaucoup.
Je vous accorde que cette représentation n'est pas vraiment une icône, mais ceux qui ont connu José y reconnaîtront son côté espiègle.
Quant à vladyka Ioann, on dit qu'il souriait ainsi. C'est d'ailleurs pour cela que le p. Benjamin aimait tant une des premières icônes, commandée par lui il y a longtemps en Russie, où l'on retrouvait ce sourire, inhabituel sur une icône.
Même si c'est photographique, c'est chouette (passez-moi l'expression) de voir ainsi ces 2 grands de l'Église côte-à-côte. J'aime. On a vu bien pire, par dizaines de milliers... et béni pourtant