la communion des enfants
Par ptit moine le jeudi 10 juillet 2008, 15:00 - réflexions - Lien permanent
Quelques réflexions sur la communion des
enfants.
- La communion n'est pas un acte magique, et son action est liée à une certaine préparation et à certaines dispositions intérieures
- La communion est communion avec le Christ et avec les autres fidèles dans le Christ, elle doit donc prendre place dans un contexte liturgique communautaire
- Toute la liturgie est une préparation à la communion ; il faudrait donc que toutes les personnes qui communient soient présentes au moins à partir du début de la Liturgie des fidèles
- Il est important d'apprendre aux enfants dès leur plus jeune âge à se tenir dans l'église ; même s'ils ne comprennent pas les mots et l'action de la liturgie, ils s'imprègnent de l'atmosphère spirituelle et bénéficient des prières du prêtre et de la communauté et reçoivent la grâce de la Sainte Liturgie.



Commentaires
Certes, la Communion n'est pas un acte magique ! Et ce n'est pas non plus un acte "intellectuel", mais bien un acte spirituel, et c'est pourquoi les enfants, y compris des "tout-petits" peuvent y participer. De même que des personnes handicapées. Je veux parler de personnes ayant un handicap mental, puisqu'il ne viendrait à personne de contester la capacité à communier à un sourd ou un boiteux. Je pense en particulier à une jeune fille polyhandicapée, dont les capacités intellectuelles étaient très limitées, et qui, par ailleurs faisait des "crises"durant lesquelles elle perdait complètement le contrôle d'elle même. Elle avait cependant une finesse de perception des autres tout à fait remarquable, et se rendait à l'église avec beaucoup de joie. Elle n'aurait pu tenir un discours de théologien, certes, mais était pourtant théologienne.
Sur le site du monastère grec de Vatopaidi (mont Athos):
http://vatopaidi.wordpress.com/2009...
LES ENFANTS dans leur jeune âge sont extasiés de ce qu'il voit...et entende... et l'imite à la maison. Seulement il faut tenir compte que se tenir bien pour un enfant n'est pas la même chose que pour un adulte. un enfant a des rythmes psychiques et physiques courts d'autant plus qu'il est jeune. Il faut de la souplesse. Il faut donner aux jeunes envie et goût à la liturgie. Ceux qui sont forcés ne viennent plus, ne croient plus. L'enfant doit se sentir accueilli, reconnu et non simplement un "objet " qui ne doit ni bouger, ni parler. j'ai vu dans plusieurs paroisses enfants aller librement dans la chapelle ou l'église, des mères allaiter, et tous en communion avec la communauté, des bébés dormir sur des couvertures.. . de petits enfants feuilletaient des livres pieux pour enfants... une religieuse prend les enfants et les instruits dans une salle à part avant la communion. Il faut que l'adulte prenne en compte que l'enfant deviendra celui qui portera la foi plus tard. J'ai vu aussi des prêtres obliger des mères à sortir dans le froid ou la pluie car le bébé pleuure un peu ! j'ai vu des prêtres s'énerver car un enfant bouge un peu, car un enfant parle ou gesticule. Nous ne sommes pas tous les mêmes.
Il est évident qu'un enfant baptisé est membre du corps du Christ et est actif dans son salut. Il doit recevoir la sainte Communion. Évident aussi que pour les très bas âges, les conditions de tenue dans une église ne sont pas aussi exigentes. il faut avoir en effet l'intelligence des nuances et des situations.
Au delà d'un certain âge cependant, il est indispensable que les enfants soient dans les dispositions de respect et de recueillement nécessaires pour pouvoir recevoir et fructifier en eux la grâce des Saints Dons. Aux parents de les éduquer pour qu'ils comprennent que pour bénéficier des grandes joies spirituelles que l'Eglise, les sacrements, les prêtres et autres peuvent leur prodiguer, ils doivent eux aussi travailler sur eux-mêmes.
Cela reste un travail de tous les jours pour les parents qui ne doivent pas attendre d'être à l'église pour enjoindre un bon comportement à leur projéniture. Il risque d'être un peu tard sinon.
P. Dimitri Smirnoff en a parlé dans ses homélies:
http://www.radonezh.ru
je ne sais pas si on transmet sa foi à ses enfants, la foi est aussi un don de la Grâce du Saint-Esprit, mais je crois fortement que toute sa vie un être qui a connu une religion- une foi- une dévotion de la part de ses proches, dans son enfance sera sans fin interpellé et ne pourra oublier , son inconscient en sera marqué et aux heures de suprêmes détresses il y pensera