Chez eux seuls, l'esprit, qui par son insouciance, se meut avec vigueur, peut sentir, d'une manière indicible, la bonté de Dieu et, par suite, selon la mesure de ses progrès, il est capable de communiquer au corps sa propre joie, sous l'effet de l'exultation sans limite de sa confession de foi pleine d'amour. En Lui se confie mon cœur, dit le Psalmiste, j'ai été secouru, ma chair a refleuri, de tout cœur je Le confesserai (Ps 27, 7). Car la joie qui pénètre alors l'âme et le corps est un rappel infaillible de la vie incorruptible.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.