En effet la mer, lorsqu'elle est calme, s'ouvre au regard des pêcheurs jusqu'au mouvement de ses profondeurs, de telle sorte qu'il ne leur échappe à peu près aucun des êtres vivants qui parcourent ses sentiers ; mais lorsqu'elle est agitée par les vents, elle cache dans l'obscurité de la tempête ce qu'elle laisse voir si aisément dans le sourire de son accalmie. Nous constatons alors que l'habileté des pêcheurs pour tendre leurs filets devient totalement inefficace : c'est ce qui arrive aussi à l'esprit contemplatif, surtout lorsqu'une colère injuste vient troubler l'âme dans sa profondeur.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.