propos ascétiques XXXII
Par ptit moine le dimanche 20 juillet 2008, 06:00 - sentences - Lien permanent
La
bonne consolation se produit, que le corps soit en état de veille ou même qu'il
se prépare à donner les premiers signes du sommeil, lorsque, dans un fervent
souvenir de Dieu, on est comme collé à son amour. Mais la fausse consolation se
produit toujours, comme je l'ai dit, lorsque le combattant est entré dans un
sommeil léger, en gardant un souvenir médiocre de Dieu.
La première, en effet, en tant que venue de Dieu, veut clairement convier à l'amour, dans une grande effusion de l'âme, les âmes des combattants de la piété. La seconde, habituée à agiter l'âme au souffle de l'illusion, cherche à profiter du sommeil du corps pour dérober l'expérience du sens à l'esprit qui garde intact le souvenir de Dieu. Si donc l'esprit est, comme je l'ai dit, rempli avec attention du souvenir du Seigneur Jésus, au moment où il est atteint par le démon, il chasse loin de lui le souffle de douceur trompeuse, envoyé par l'ennemi, et s'anime avec joie pour combattre contre lui, trouvant dans la fierté de cette expérience une arme qui s'ajoute à celle de la grâce.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.

