Car, si nous nous abstenons des aliments, ce n'est pas qu'ils soient mauvais en eux-mêmes, loin de là ! mais c'est pour que, en nous arrachant à des nourritures copieuses et recherchées, nous soyons en mesure de modérer, en les contenant, les parties bouillantes de la chair, et que par suite, le superflu que nous avons ainsi épargné, nous permette d'assister les pauvres par des distributions suffisantes pour leurs besoins, ce qui est la marque d'une charité sincère.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.