propos ascétiques LIII
Par ptit moine le dimanche 10 août 2008, 06:00 - sentences - Lien permanent
Rien
n'interdit de faire appel aux médecins en cas de maladie. En effet, puisque
l'expérience humaine devait un jour rassembler les éléments de cet art, les
remèdes existaient déjà auparavant. Cependant, ce n'est pas dans les médecins
qu'il faut placer notre espoir de guérison, mais dans le Christ Jésus, notre
Sauveur véritable et notre vrai médecin.
Je dis cela pour ceux qui, dans des couvents ou dans des villes, se sont
donné pour but de pratiquer la continence, parce qu'ils ne peuvent, par suite
des circonstances qui se présentent, pratiquer sans interruption les œuvres de
la foi dans la charité, et surtout aussi pour leur éviter de tomber dans la
vaine gloire ou dans les tentations du diable. Ainsi certains d'entre eux se
vantent un peu partout de leur refus de faire appel aux médecins. Par contre,
si quelqu'un mène une vie d'anachorète en ces lieux plus écartés, dans la seule
compagnie de deux ou trois frères qui partagent son genre de vie, qu'il
s'adresse dans la foi, au Seigneur, qui seul peut guérir toute maladie et toute
langueur, quels que soient les maux qui l'atteignent. Car la solitude lui
apporte, en plus du Seigneur, une consolation suffisante dans ses maladies.
C'est pourquoi un tel homme ne cesse jamais de pratiquer les œuvres dans la
foi, surtout qu'il ne trouve pas l'occasion de faire étalage de sa vertu de
patience, protégé qu'il est par la solitude comme par un beau voile. C'est
pourquoi : A l'isolé, Dieu donne le séjour d'une maison (Ps
67.7).
Saint Diadoque de Photicé : Les propos
ascétiques. Cent chapitres.


