Donc, pour le combattant, il convient de ne songer ni aux arbres aux larges branches ou aux beaux ombrages, ni aux sources aux belles eaux, ni aux prairies avec leurs herbages variés, ni aux demeures fastueuses, ni aux rencontres avec sa parenté ; il convient également de ne pas garder le souvenir de la gloire et de l'éclat des honneurs, s'il y a eu part, mais il lui faut plutôt se contenter du nécessaire, dans l'action de grâces, et considérer la vie présente comme une route poursuivie en pays étranger, vide de toute affection charnelle. C'est ainsi que, si nous resserrons notre pensée, nous la tournerons tout entière sur la trace de la vie éternelle.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.