C'est pourquoi il faut d'abord que, par la joie initiale, l'âme soit appelée aux combats, mais qu'ensuite, elle soit passée au crible par la vérité de l'Esprit Saint et examinée sur le mal qu'elle a commis, ou aussi sur les enflures de vanité qui peuvent être encore de son fait. Tu corriges l'homme en châtiant la faute et tu détruis comme l'araignée son âme (Ps 38, 12), est-il dit. Ainsi, lorsque les reproches divins l'ont éprouvé comme dans le creuset d'une fournaise ardente, elle peut alors accueillir l'action d'une joie exemple d'imagination, dans le fervent souvenir de Dieu.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.