propos ascétiques LXIII
Par ptit moine le mercredi 20 août 2008, 06:00 - sentences - Lien permanent
Celui
qui a eu part à la science sainte et qui a goûté à la bonté de Dieu, doit
s'interdire de plaider en justice ou d'engager un procès contre quiconque, même
si on le dépouille du vêtement qui le recouvre. En effet, la justice rendue par
les magistrats de ce monde est inférieure en tout point à la justice de Dieu ;
bien plus, elle perd toute valeur et en face de la justice de Dieu.
En effet, quelle différence établir entre les fils de Dieu et les fils de ce
siècle, si la justice de ces derniers ne se révèle pas imparfaite comparée à la
justice des premiers, ce qui amène à parler, d'une part, de droit humain et
d'autre part de justice divine. C'est ainsi que notre Seigneur, insulté, ne
rendait pas l'insulte ; souffrant, ne menaçait pas (1 Pi 2, 23) ; mais
qu'il se laissa dépouiller de son vêtement en silence et que, pour dire plus
encore, il pria son Père pour le salut de ces hommes criminels. Cependant les
hommes de ce monde entament des procès sans fin s'ils ne récupèrent pas
avantageusement les biens en litige, exigeant les intérêts avant même la
créance, de telle manière que leur droit devient le plus souvent la source
d'une grande injustice.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos
ascétiques. Cent chapitres.





