propos ascétiques LXV
Par ptit moine le vendredi 22 août 2008, 06:00 - sentences - Lien permanent
C'est une détermination bien appropriée et utile en tous points, sitôt connu le
chemin de la piété, que de vendre tous nos biens, pour distribuer l'argent
ainsi obtenu, selon le commandement du Seigneur, et de ne pas en venir, sous
prétexte de vouloir obéir en tout aux commandements divins, à négliger ce
précepte salutaire.
En effet, cela nous vaudra, en plus de l'excellente insouciance, la pauvreté
qui nous met à l'abri des embûches et élève notre pensée au-dessus de toute
préoccupation de justice ou d'injustice, parce qu'elle nous délivre de toute
matière capable d'attiser le feu de la cupidité. Plus que toutes les autres
vertus, l'humilité, alors, nous réchauffera et nous réconfortera, en nous
prenant sur son sein, nous qui sommes nus, tout comme une mère prend dans ses
bras son petit enfant pour le réchauffer lorsque, avec sa simplicité d'enfant,
il s'est dévêtu, en rejetant tous ses vêtements loin de lui, parce qu'il
préfère, dans sa candeur, la nudité à la parure de ses vêtements. Car Le
Seigneur garde les petits ; je me suis abaissé, il m'a sauvé (Ps 114, 6),
est-il dit.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos
ascétiques. Cent chapitres.





