De même qu'une affliction excessive pousse l'âme au désespoir et à l'incrédulité, de même une joie excessive peut la faire tomber dans la présomption. Je parle pour ceux qui sont encore des enfants. En effet, entre l'illumination et la déréliction, il y a place pour l'épreuve, et entre le chagrin et la joie, pour l'espérance. Car, j'attendais le Seigneur dans mon attente, et il se pencha vers moi (Ps 39.2), est-il dit et encore Quand les soucis abondent dans mon cœur, tes consolations délectent mon âme (Ps 93.19).
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.