propos ascétiques LXX
Par ptit moine le mercredi 27 août 2008, 06:00 - sentences - Lien permanent
De même que les portes des bains, si on les ouvre trop souvent, laissent bien
vite partir au dehors la chaleur du dedans, de même l'âme, lorsqu'elle veut
multiplier les paroles, même si elle ne dit rien que de bon, disperse son
propre souvenir de Dieu, à travers la porte de la voix.
De là vient que par la suite, les pensées opportunes lui feront défaut au
moment voulu, et qu'elle livre aux premiers venus le heurt désordonné de ses
pensées, du fait qu'elle n'a plus le Saint-Esprit pour garder sa pensée à
l'abri des imaginations. Une abondance excessive de paroles met en fuite le
bien, dans la mesure où il est étranger à toute espèce de trouble et
d'imagination. C'est donc un bien que le silence gardé à bon escient : c'est
lui qui enfante les pensées de la plus haute sagesse.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos
ascétiques. Cent chapitres.





