De là vient que par la suite, les pensées opportunes lui feront défaut au moment voulu, et qu'elle livre aux premiers venus le heurt désordonné de ses pensées, du fait qu'elle n'a plus le Saint-Esprit pour garder sa pensée à l'abri des imaginations. Une abondance excessive de paroles met en fuite le bien, dans la mesure où il est étranger à toute espèce de trouble et d'imagination. C'est donc un bien que le silence gardé à bon escient : c'est lui qui enfante les pensées de la plus haute sagesse.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.