propos ascétiques LXXII
Par ptit moine le vendredi 29 août 2008, 06:00 - sentences - Lien permanent
Le théologien dont l'âme s'affine et s'enflamme au contact de la parole de
Dieu, s'approche, après des vicissitudes des larges espaces de l'impassibilité.
Car il est dit les paroles du Seigneur sont des paroles pures, de l'argent
épuré au creuset, affiné dans la terre (Ps 11, 7). Le gnostique, lui,
fortifié par l'expérience en acte, s'élève au-dessus des passions.
Mais au théologien aussi, il est réservé, si du moins il reste établi dans
l'humilité, de goûter à l'expérience de la science, tandis que le gnostique, de
son côté, s'il garde à l'abri de l'erreur sa faculté de discernement,
participera quelque peu à la vertu de contemplation. En effet il n'est pas
donné à chacun de bénéficier à part entière des deux charismes en même temps,
afin que chacun des deux ait à admirer ce qui, chez l'autre, le rend supérieur
à lui, et qu'ainsi abonde en eux l'humilité unie au zèle pour la justice. C'est
pourquoi, l'Apôtre dit : A l'un est donné par l'Esprit une parole de
sagesse, à l'autre une parole de science, selon le même Esprit (1 Co 12,
8).
Saint Diadoque de Photicé : Les propos
ascétiques. Cent chapitres.





