Mais au théologien aussi, il est réservé, si du moins il reste établi dans l'humilité, de goûter à l'expérience de la science, tandis que le gnostique, de son côté, s'il garde à l'abri de l'erreur sa faculté de discernement, participera quelque peu à la vertu de contemplation. En effet il n'est pas donné à chacun de bénéficier à part entière des deux charismes en même temps, afin que chacun des deux ait à admirer ce qui, chez l'autre, le rend supérieur à lui, et qu'ainsi abonde en eux l'humilité unie au zèle pour la justice. C'est pourquoi, l'Apôtre dit : A l'un est donné par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de science, selon le même Esprit (1 Co 12, 8).
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.