En effet, le souvenir de Dieu, entretenu dans la ferveur par la mesure de la voix, prépare le cœur à porter des pensées qui font jaillir des larmes et qui sont pleines de douceur. Ainsi, on voit les semences de la prière se répandre, au milieu des larmes, dans la terre du cœur, avec l'espoir de la joie apportée par la moisson. Cependant, lorsque nous nous trouvons sous le poids d'un grand découragement, il convient d'élever un peu plus la voix dans la psalmodie, en faisant retentir, dans la joie de l'espérance, le chant de l'âme, jusqu'à ce que se dissipe cette nuée pesante, sous l'effet des souffles de la mélodie.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.