racontars
Par ptit moine le vendredi 12 décembre 2008, 12:00 - quotidien liturgique - Lien permanent
Notre frère lecteur étant en Russie pour passer des examens, c'est moi qui
ai pu me délecter de la lecture de la 1re épitre du saint apôtre Paul à
Timothée de ce matin (1 Tm 4, 4-8) :
- Скверныхъ же и бабиихъ басней отрицайся, обычай же себе ко благовестию. (Bible slavonne)
- Quant aux fables profanes, racontars de vieilles femmes, rejette-les. Exerce-toi à la piété. (Bible de Jérusalem)
- Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété. (Bible L. Segond)
Cela me fait penser aux soucis récents de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, qui, interrogé il y a un mois sur le rôle des femmes dans la célébration des offices, avait répondu : «Le plus difficile, c’est d’avoir des femmes qui sont formées. Le tout n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête.» Heureusement, saint Paul ne craignait pas que de vieilles femmes déposent une plainte devant le «tribunal ecclésiastique de l'Officialité» (tribunal ecclésiastique du diocèse).




Commentaires
effectivement le texte et les commentaires "soucis récents " sont croustillants.
Si Le Christ a envoyé Marie Madeleine 'l'annoncer aux apôtres..;" Si la femme pouvait toucher le Christ, ou sa robe, et être guérie ; si la femme pouvait onidre son corps, et recevoir sa bénédiction; si les saints n'ont pas rejetté la femme....
Avec tous ses " si " et tant d'autres, on pourrait faire des choses...
Je pense à Mére Marie et que dans les premiers temps de l'église il y avait des diaconesses
d'ailleurs maintenant on met plutôt des pantalons que des robes !
je me dis qu'il y a à revoir et à améliorer dansl e rôle de la femme à l'église, lors de la liturgie, etc...
d'ailleurs dans le jardin des anges il n'y aura plus
"ni homme ni femme "
mais nous serons
"comme des anges "
"Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête" ce peut être aussi une nouvelle version de la citation de Saint Jérôme en exergue de votre blog, Moinillon: "le tout n'est pas d'avoir une robe,..."
Amusant cette histoire de Monseigneur Vingt-Trois...
Il se
trouve que j'ai (entre autres) des jumeaux (garçon et fille), neuf ans. Leur
position sur les rôles respectifs des hommes et des femmes :
— fille : "Ce sont les femmes qui ont le rôle le plus important, d'ailleurs ce sont elles qui font le catéchisme et qui organisent les chants à la messe."
— garçon : "Pas du tout, Jésus réunissait ses Apôtres, c'était rien que des hommes, donc ce sont les hommes qui ont le rôle le plus important..."
(no comment...)
"je me dis qu'il y a à revoir et à améliorer dans le rôle de la femme à l'église"...
oui Nina... Tant que ce sont toujours les hommes qui continuent à faire le ménage dans l'église...:-)
Après Marie: eu égard à ce que j'ai vu en Russie, sur ce point là les femmes semblent avoir gagné...
Si les Apôtres étaient des hommes, les femmes n'étaient pas absentes de l'entourage du Seigneur, elles y ont joué un rôle fondamental. Ce rôle, toujours reconnu par l'Eglise, s'est perpétué dans la confession de foi et la sainteté. Le fait que les femmes ne soient pas prêtres n'enlève rien à la perpétuation de ce rôle et de sa reconnaissance. La femme Chrétienne reste la plus libre et la plus digne du monde.
Les Pères de l'Eglise, tant grecs que latins, ont écrit au sujet de son égale image divine, de son égale dignité et de son égale promesse de salut des lignes très belles pour peu qu'on les lise jusqu'au bout, sans les déformer ou les sortir de leur contexte. Les Pères ne condamnaient pas la "femme" mais une certaine féminité frivole et mondaine. Ils ont critiqué le même comportement côté masculin. Simplement, les charismes et les talents sont différents. La Tradition les a reconnus comme tels, ce n'est pas hiérarchiser les dignités respectives que de le constater. Veiller à ne pas assimiler la prêtrise à un "Pouvoir" dont une sale humanité macho et raciste priverait les femmes forcément victimes et douces... Certaines femmes sont vertueuses d'autres non, tout comme certains hommes. S'il est légitime de défendre la dignité de femmes encore trop souvent sous-estimées et maltraitées (pour des raisons plus sociologiques et mondaines que spirituelles), il est peu souhaitable et même dangereux de mélanger la Tradition de l'Eglise (qui se suffit à elle-même) avec des idéologies séculières qui n'en sont qu'une mauvaise copie. Si on ne la comprend pas toujours, il faut demander à Dieu la grâce de la comprendre un jour et mettre cette incompréhension sur le compte de nos limites de réflexion et pas sur une Tradition qui reste l'incarnation de la Grâce et de la Vérité. (Ne pas se tromper de cible.)
Le réflexe qui consiste à substituer à l'enseignement de l'Eglise nos propres critères de réflexion, souvent issue d'une connaissance déformée et incomplète dudit enseignement et sur des mouvements "sentimentaux" épidermiques et irréfléchis est le début de toute illusion spirituelle et même de toute hérésie. Etudiez d'abord ce que l'Eglise dit vraiment sur la Femme. Et n'accusons pas la totalité du Corps du Christ de comportements, certes contestables et condamnables mais qui ne relèvent que du mauvais usage que leurs auteurs font de leur liberté et de leur réflexion.
Fideliter
là où il y a erreurs de comportement ou de jugement, envers race ,sexe, idée, racine, tradition... c'est toujours l'humain et son orgueil, sa faiblesse, son pouvoir qui amènent erreurs
manque d'amour, de charité,
chacun a un rôle propre et différent
Merci Tchenik
Notre Seigneur comme berger HOMME et comme… FEMME!
Voir > LUC 15 :
"15.4 Quel HOMME d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? 15.5 Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,15.6 et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. 15.7 De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.
15.8 Ou quelle FEMME, si elle a dix drachmes, et qu'elle en perde une, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle la retrouve? 15.9 Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. 15.10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent."
Voir aussi > LUC 13 :
"13.20 Il dit encore: " A quoi comparerai-je le royaume de Dieu? 13.21 Il est semblable au levain qu'une FEMME prit et mélangea dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que le tout eût fermenté. "