la Rose blanche
Par ptit moine le samedi 9 mai 2009, 10:00 - documents - Lien permanent
Un nouveau livre de José M.
Garcia Pelegrin sur le mouvement «La Rose blanche», traduit de l'espagnol
par Jeanne Dumont. Éd. Francois-Xavier de Guibert.
Parution : mai 2009.J'en parle — sans avoir lu le livre — car l'un des étudiants fondateurs de ce mouvement de résistance au nazisme est Alexandre Schmorell : un martyr orthodoxe dont la canonisation est prévue de façon locale dans le diocèse d'Allemagne de l'Église russe hors frontières, Alexandre étant à cette époque paroissien de la cathédrale russe de Munich. (Voir le témoignage en russe publié ici il y a un an et demi, et le billet biographique sur Alexandre Schmorell.)
Le résumé de l'éditeur, qui insiste sur le côté spitrituel du combat de ces jeunes gens, rend ce livre d'autant plus intéressant à découvrir :
«L'histoire de six étudiants munichois exécutés, en 1943, après la défaite allemande devant Stalingrad, pour avoir été les instigateurs d'un mouvement de résistance, la Rose blanche. Pour l'auteur, journaliste et critique de cinéma, le combat de ces jeunes gens était d'abord spirituel.»




Commentaires
Bonjour Petit Moine.
Malheureusement, il me semble que les choses ne sont pas si simples. En effet, qui étaient les adversaires de l'Allemagne nazie ? L'URSS (et ses suppôts de Satan) et les USA dont les crimes manifestes (entre autres le bombardement de Dresde, les brûlés vifs d'Hiroshima, les enfants napalisés du Vietnam et tous les crimes US divers au Moyen Orient) restent à ce jour impunis.
Lutter contre le nazisme c'était aussi lutter avec l'URSS et les USA. Donc niveau spirituel, bof...(je vous rappelle que le massacre de Katyn' a été commis non par les Allemands nazis mais par les Russes soviétiques).
Cette photo œcuménique, que je trouve vraiment «sympathique», est empruntée à un site russe consacré à Katyn' (prononcer «Katygne»).
Christophoros,
Un problème à la fois, si vous le voulez-bien .....
@ AM. Tout à fait. Cependant, il n'y a que dans le monde merveilleux de la théorie (que j'ai beaucoup aimé lorsque j'étais plus jeune, mea culpa) que les problèmes se présentent en ordre dispersé. En pratique, ils arrivent en ordre groupé. Comme l'a dit un occultiste dont j'ai oublié le nom "tout est dans tout". Il est vrai qu'il a ajouté ensuite "mais pas n'importe comment" !
Comme "tout est dans tout mais pas n'importe comment" notre porteur du Christ a tort et raison:
Lutter contre le Mal est toujours juste et quand Alexandre Schmorell luttait contre les Nazis, avec nos compatriotes Anatole Léwitski, Boris Vildé, Véra Obolensky, mère Marie (Skobtsov) et d'autres, ils se battaient contre cette manifestation là de l'Ennemi et leur cause était juste.
Maintenant que d'autres représentants du même Ennemi se trouvaient à ce moment là dans le même camp est un autre sujet important. Et d'autant plus important qu'il a été largement occulté après la victoire: je partage totalement l'opinion de Christophoros considérant que les crimes bolchéviques valent ceux des Nazis; cette opinion est heureusement maintenant assez rependue jusqu'en Russie, où un grand nombre d'organisations, en particulier l'Eglise, demandent jugement et condamnation (cf.http://www.egliserusse.eu/blogdiscu...).
Il n'en est pas de même des crimes alliés, en particulier US: oui Dresde, Nagasaki, Hiroshima sont les pires des crimes de guerre (selon la définition de Nuremberg) qui aient jamais été commis, et le fait qu'ils n'aient provoqué aucune réprobation ni sanction est proprement scandaleux! Pire, le même type de crimes - massacres de masses de populations innocentes dans le seul but de terroriser et faire plier des nations - a été répété par les mêmes commanditaires du Vietnam à la Serbie avec l'approbation quasi générale des bonnes âmes occidentales... dont nos dirigeants élus! Nous sommes donc tous complices!
Merci à tous pour vos réponses d'abord et excusez moi si j'ai pu vous "choquer" ensuite. La lutte contre le Mal (avec une majuscule parce qu'il y a aussi le mal qui est "simple négligence", cela est une autre histoire) est, me semble-t-il, le point central, le plus délicat, celui qui pose le plus d'angoisses, l'engagement le plus important qui est pris lors du baptême (avant Vatican II, la fameuse renonciation "à Satan, à ses oeuvres et à ses pompes"). Certes, il y a le Mal et il y a le Bien. Mais où est-elle cette fameuse ligne qui les sépare ? Celle qu'évoque Wladimir Yankelevitch ( de mémoire si elle n'est pas infidèle) dans cette superbe phrase à laquelle je pense souvent : "la ligne qui sépare le bien et le mal traverse le coeur de chaque homme et qui est prêt à se séparer d'une partie de son coeur ?".
Je pense que vous n'ignorez pas que la baptême orthodoxe comporte toujours "la fameuse renonciation", avec tout un tas d'autres rites archaïques jugés dépassés et supprimés après Vatican II pour moderniser l'Église...
Denoncer le projet de société paien et racial (et pas national)du NS est effectivement une tache légitime. Tout comme rendre hommage àux hommes qui l'ont combattu au nom du Christ et de son enseignement sur l'égale image divine de tout homme, son égale promesse de Salut, donc son égale dignité.
Saint Nicolas Velimirovitch, le Patriarche Danilo, mais aussi l'archévèque d'Athènes Damaskinos comme l'évèque de Zante Chrisostomos en sont, entre autres de grandes illustrations.
Mais, à l'instar de Christophoros, je me vois mal rendre hommage à une idéologie qui est censée avoir combattu le "faschisme" mais qui s'est d'abord alliée au NS (donc les deux problèmes retent liés) et qui a commis de fac¸on bien antérieure des crimes qui rivalisent largement avec ceux des NS.
Idéologie qui fit de la violence et de la barbarie un système de gouvernement largement plus généralisé. Ce avec un génocide anti chrétien et anti Russe largement pratiqué et avoué.
Et le problème dans les pays de l'Euroland, est qu'ils ont du mal à combattre l'un sans se montrer complaisant avec l'autre.
Il est à noter que la chute de cette idéologie responsable de centaines de millions de victimes tomba en Russie sans effusion de sang.
Grande différence avec d'autres pays censés être plus "civilisés" comme la France avec ses 45 000 morts de l'Epuration sauvage oul'Italie avec ses 100 000 morts commis par les communistes contre les Faschistes ou prétendus tels. (ce qui fait que les communistes ont commis en Italie 50 fois plus de morts en quelques mois que Mussolini en 20 ans de reigne, RSI exceptée...).
Enfin, au risque de me faire des copains, j'ajouterai que les gens ayant combattu sous uniforme allemand, qu,ils aient été Volks-, Reichsdeutsche ou étrangers, (Smislovski, Vlassov, abbé Vernet...) n'étaient pas forcément des NS, il s'en faut de beaucoup, et que leurs motivations de combat n'étaient pas forcément illégitimes, jugeant l'Union Soviètique comme étant au moins autant l'ennemie de la France que l'Allemagne NS, et ayant connu de très prés, dans leur chair, l'horreur bolchevique pour certains.
Sans oublier, comme le rappelle assez justement Vladimir, les bombardements "humanitaires" avec armes biologiques, chimiques...contre les maternités de Belgrade auquels j'ajouterai le génocide "humanitaire" (Vendée), ainsi que celui subi par les Arméniens, que république française et mahos turcs s'accordent à ne pas reconnaitre ou à minimiser...
@ Vladimir. Bien sûr. Seulement la renonciation n'a pas été supprimée. Elle a été simplifiée, autrement formulée. Mais comme je suis un passéiste, je préfère systématiquement le plus ancien.
Voir la superbe chanson de Georges Brassens Le passéiste (de mémoire) :
Le myosotis est aussi devenu le symbole de la Société Alzheimer.
Il symbolise la perte de mémoire.
Myosotis : Quoi qu'en écrive la "Société Alzheimer", c'est plutôt le contraire : le myosotis est communément appelé un "ne m'oublie pas" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Myosot...), ce que le même Brassens relève en trois langues dans "les deux oncles". Il symbolise donc précisément le souvenir, la mémoire. S'il a été choisi comme symbole par ladite "société" c'est pour que les familles et amis "n'oublient pas" les personnes atteintes de cette maladie particulièrement excluante.
En anglais oublier (forget) est proche de pardonner (forgive). En français l'oubli des offenses signifie le pardon. Donc, il est des cas où l'oubli est une bonne chose, voire une vertu. Il y a aussi cette superbe citation (je ne sais plus si elle est de Marc Aurèle ou de Sénèque) "Proche est le temps où tu auras tout oublié, proche celui où tous t'auront oublié."