icône byzantine du XIIe siècleNous nous sommes ensuite rendus au musée diocésain de Freising, situé à quelques mètres, où l'on nous a laissés entrer gracieusement (de l'utilité de la soutane).

Ce musée est assez imposant : au rez-de-chaussée (voir vidéos), on y trouve des icônes anciennes placées dans une sorte de chapelle, de telle manière qu'il est possible de s'arrêter pour prier (à comparer avec les collections d'icônes de la galerie Tretiakov de Moscou !) : à gauche — icône byzantine du XIIe s.
Une autre icône remarquable de finesse en ivoire d'éléphant représentant la Mère de Dieu sur une face et trois fêtes sur l'autre face : la sainte Cène, la Résurrection et l'Exaltation de la sainte Croix. Une autre encore de la Mère de Dieu de Smolensk, du XVIIe s.
Une partie de cet étage est entièrement consacrée aux objets de culte orthodoxe (surtout russes) : un tome des Ménées ouvert à la page de la fête de la Nativité, crosse d'évêque (mesurant au moins 2,50 m), croix de prêtre, etc. (voir vidéos).

Les autres étages sont consacrés à la peinture et sculpture sacrées de tradition occidentale.
Malheureusement, nous y avons aussi découvert une «œuvre» du plus mauvais goût : une grande statue du Christ crucifié posé tête en bas, un reflet du support devant montrer la «double nature du Sauveur». Je ne sais pourquoi les autorités catholiques du musée ont accepté cette œuvre qui fait plutôt penser aux symboles satanistes où la sainte Croix est représentée à l'envers, mais l'auteur a dû quitter cette vie à l'âge de 40 ans : ce qui n'est sûrement pas un hasard.

Dernière étape du pèlerinage : Weihenstephan — un monastère fondé par saint Corbinien. Au Moyen Âge, les moines ont été autorisés à fabriquer de la bière : cette bière qui y est toujours brassée, malgré la disparition du monastère, est à ce qui paraît la plus ancienne bière du monde ! Une bière brune en bouteille porte le nom de «Korbinian» !
Weihenstephan 02