à la recherche des martyrs de la Rose Blanche
Par ptit moine le dimanche 28 février 2010, 14:00 - commémorations - Lien permanent
La semaine dernière (le 22 février) c'était le 67e anniversaire de l'exécution
des trois premiers jeunes étudiants de la Rose Blanche.
J'ai fait un détour pour me rendre au cimetière Am Perlacher Forst où sont enterrés Hans et Sophie Scholl et Christoph Probst — victimes du premier procès d'une part, et Alexandre Schmorell victime du deuxième (avec Willi Graf et Kurt Huber). Ce cimetière est situé entre la tristement célèbre prison Stadelheim où séjournèrent, puis furent guillotinés la plupart des membres de ce mouvement d'opposition au nazisme, et la cathédrale orthodoxe russe de Munich providentiellement aménagée dans les années 1990 de l'autre côté du cimetière (voir carte dans la suite du billet).
« Vous êtes morts pour votre foi chrétienne ...»
Toutes proches de l'entrée du cimetière (côté de la cathédrale russe), les tombes de Hans et Sophie Scholl et de Christoph Probst sont couvertes de gerbes de fleurs, à l'occasion de l'anniversaire de leur martyre. Christoph Probst avait demandé à être baptisé catholique dans la prison avant sa mort et son nom — avec celui des autres martyrs catholiques — est entré dans les diptyques de l'Église catholique. Les Scholl étaient protestants (mais ils avaient demandé qu'un prêtre catholique les visite avant leur exécution, ce qui leur fut refusé), ils n'ont donc pas été canonisés, mais ils ont reçu une gloire civile posthume plus importante que tous les autres martyrs chrétiens de cette époque.
Il faut moins d'une minute pour atteindre la tombe d'Alexandre Schmorell, où reposent également son père et sa belle-mère. Alexandre était orthodoxe, russe par sa mère, il a été canonisé par l'Église russe HF de façon locale et est commémoré le 13 juillet — date de son décès.
La vidéo suivante (dans la suite du billet) montre — de façon un peu floue — que la cathédrale russe est toute proche (300 m à vol de colombe).
J'ai fait un détour pour me rendre au cimetière Am Perlacher Forst où sont enterrés Hans et Sophie Scholl et Christoph Probst — victimes du premier procès d'une part, et Alexandre Schmorell victime du deuxième (avec Willi Graf et Kurt Huber). Ce cimetière est situé entre la tristement célèbre prison Stadelheim où séjournèrent, puis furent guillotinés la plupart des membres de ce mouvement d'opposition au nazisme, et la cathédrale orthodoxe russe de Munich providentiellement aménagée dans les années 1990 de l'autre côté du cimetière (voir carte dans la suite du billet).
« Vous êtes morts pour votre foi chrétienne ...»
Toutes proches de l'entrée du cimetière (côté de la cathédrale russe), les tombes de Hans et Sophie Scholl et de Christoph Probst sont couvertes de gerbes de fleurs, à l'occasion de l'anniversaire de leur martyre. Christoph Probst avait demandé à être baptisé catholique dans la prison avant sa mort et son nom — avec celui des autres martyrs catholiques — est entré dans les diptyques de l'Église catholique. Les Scholl étaient protestants (mais ils avaient demandé qu'un prêtre catholique les visite avant leur exécution, ce qui leur fut refusé), ils n'ont donc pas été canonisés, mais ils ont reçu une gloire civile posthume plus importante que tous les autres martyrs chrétiens de cette époque.
Il faut moins d'une minute pour atteindre la tombe d'Alexandre Schmorell, où reposent également son père et sa belle-mère. Alexandre était orthodoxe, russe par sa mère, il a été canonisé par l'Église russe HF de façon locale et est commémoré le 13 juillet — date de son décès.
La vidéo suivante (dans la suite du billet) montre — de façon un peu floue — que la cathédrale russe est toute proche (300 m à vol de colombe).
De la tombe d'Alexandre Schmorell à la cathédrale russe (zoom final).
La carte Google ci-dessous montre l'emplacement de la cathédrale russe (point à gauche)
et les tombes de Scholl-Probst (point bleu à droite) et de Schmorell (point bleu plus à gauche).
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Commentaires
Merci de ce pèlerinage.
A noter la plaque commémorant le sacrifice de la prinsesse Vera Obolensky au cimetière de Sainte Geneviève des Bois.
Pas très loin de celle dédieée aux Vlassovtsy dans la chapelle si je me souviens bien, mais l'un n'empêche pas nécessairement l'autre. Le courage et le sacrifice (une certaine dose de légitimité aussi) s'y retrouvent de la même manière.