Saint Philoumène Premier martyr d’une « nouvelle ère »

Le 29 novembre 1979, Dieu le rendit digne de recevoir la « couronne du martyre » et fit de lui le saint martyr Philoumène. Ce jour-là, quatre juifs religieux fanatiques entrèrent dans le bâtiment du pèlerinage du Puits de Jacob. Ils attaquèrent le saint et le frappèrent au visage avec une hache, sectionnant certains doigts de la main droite que le saint avait mis en avant pour essayer de se protéger. Ils brisèrent sa mâchoire, et le frappant à coup de cognée, lui coupèrent les jambes. Sous la violence des coups qu'ils assénaient sur son crâne, ses yeux sortirent des orbites. Enfin, le laissant mort, ils profanèrent l’église, la sainte Croix et le saint Tabernacle. Ils s’enfuirent après avoir lancé une grenade pour tenter de masquer la nature de leur crime.

Après la mort de saint Philoumène, les autorités juives emportèrent sa dépouille à Tel-Aviv pour pratiquer une autopsie. Il y resta six jours. Par la suite, les pères de la Fraternité du Saint-Sépulcre furent prévenus qu’ils pouvaient aller récupérer la dépouille. Le père Sophrony en laissa un témoignage écrit : « Je suis allé à la morgue avec trois autres pères du Patriarcat et nous l’avons trouvé nu. Quand nous avons demandé où se trouvaient ses vêtements, on nous a répondu qu’ils étaient restés à Naplouse. Heureusement, nous avions pris avec nous tout le nécessaire pour l’habiller, mais vous ne pouvez pas imaginer combien nous étions choqués de le voir ainsi déchiqueté. Son visage était méconnaissable, portant les traces du martyre. »

Les pères étaient affligés quand ils récupérèrent les reliques du saint pour la préparation de l’enterrement, mais au bout de quelques minutes, ils constatèrent un événement miraculeux. Le corps du martyr, bien que six jours se soient passés depuis son décès, ne présentait pas la rigidité habituelle des cadavres. Au lieu de cela, il était souple, et sa chair molle comme s’il était encore en vie. « Quand j’ai commencé à l’habiller, seul, car les autres ne supportaient pas de le voir dans cet état, je me suis adressé à lui comme à un vivant, en lui disant : “ Mon Géronda, maintenant, il faut que tu m’aides à t’habiller, parce que tu vois bien que je suis seul ! ” J’ai d’abord voulu lui mettre le maillot de corps, et il a tout de suite rabattu son bras une fois que la manche était enfilée ; il a fait de même avec le second bras, et puis avec ses jambes. J’avais replié ses jambes pour pouvoir l’habiller, et au moment où je finissais mon travail, il les étendait de nouveau, tout seul. »

Une fois la dépouille prête, on la transporta au Patriarcat et ensuite dans l’église de Sainte Thècle. C’est là que furent célébrées les funérailles, le 4 décembre 1979, en présence des pères du Saint-Sépulcre, de la famille proche du saint et d’une foule énorme composée non seulement d'orthodoxes, mais aussi de chrétiens d’autres confessions ainsi que de musulmans.
On peut lire l'intégralité de la vie du saint sur cette page : immorfou.org.cy/french/1333-ag-fil-gall.html