moinillon au quotidien

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samedi 24 novembre 2007

Haavoittunut enkeli, Michel, Gabriel, Raphael

L’Ange blessé

Les anges blessés

Est-ce qu’ils savent ceux de chez nous ?
Ici, où coulent légers des jours chantants et heureux, insouciants d’être de tant de biens rassasiés ;
Est-ce qu’ils savent qu’il y a peu, chez toi, en ton pays de l’Est antique si longtemps secret et si faussement rénové...
Que parfois, un matin blême et glacé te trouvait, frêle silhouette fantomatique, dans l’hiver immobilisé par le givre fixé,
Agrippée aux aiguilles du temps engourdi, sur l’hypothétique et désert quai d’une gare sans nom, sans l’évidence d’un bâtiment...
ou d’une architecture autre que celle des grands arbres fantasmagoriques, empesés du blanc manteau hivernal et hérissés des pointes translucides et acérées du gel cristallin de la nuit ;
Pas même un abri, une hutte pour te cacher du vent.
Ce vent terrible dont furieuses les bourrasques balayent rageusement le sol étouffé de neige poudreuse et scintillante,
Qui, en hurlant, soulèvent des milliers de flocons durcis pour te fouetter, te griffer le visage rosi et, sans répit, attaquer ton corps gracile et vulnérable comme des loups d’obscurité et de désespérance plantant impitoyables, leurs crocs de marbre jusqu’à tes os de tendresse, jusqu’à ton âme angoissée de solitude matinale et glacée. 
Savent-ils ceux d’ici, que ces misérables et fréquent matins te connaissent :
Souvent harassée de pénibles soirées d’ouvrages, de veilles laborieuses pour en ironique détente que de t’occuper encore à confectionner d’humbles biens,
qu’au marché noir, noir comme le pain du pauvre, noir comme la honte, noir comme le sempiternel mensonge officiel, noir comme la misère partagée,
suffiront à peine à te donner le dérisoire ajustement d’un salaire de tristesse.
Savent-ils que tes nuits n’ont pas même le luxe de s’orner de rêves, pas même de cauchemar évanescent de ce que tu ne les aurais parcourues que pour seulement étudier encore et encore,
jusqu’à l’abandon contraint de lassitude extrême te laissant enfin gisante en la cruelle précarité d’une ou deux heures volées, sinon oubliées... de ta nocturne vigilance.

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lundi 16 avril 2007

«Silence»

Yushmanova-Tishina
Silence : Tatiana Youchmanova, jeune peintre de 28 ans.
source : http://lj.rossia.org/users/john_petrov

samedi 24 mars 2007

prière d'une mère

Petrov-MolitvaMateri
Tableau (2005) de Dimitri Petrov, un jeune peintre russe de 36 ans.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
source

mercredi 7 février 2007

Rus' pravoslavnaia

Makovskiy-01
Un tableau à regarder attentivement.
Au centre, les icônes — témoins obligés de notre vie.

Cliquer sur l'image pour le découvrir :
du bouffon aux jeunes filles apeurées, en passant par les détails du plis du tapis.

source : john_petrov
Constantin MAKOVSKI (1839-1915)

mardi 6 février 2007

maison de rêve

À gauche — j'imagine une petite chapelle (il faudra modifier un peu les plans...). Quant à la maison, on en fera un monastère magnifique, sans rien changer. Il y a même une girouette avec le coq gaulois.
Ah, il faudra quand même demander gentiment à la fillette d'aller jouer ailleurs. Dans le fauteuil roulant, eh bien, on reconnaîtra... qui on voudra.
maison de campagne 1876 1

mercredi 31 janvier 2007

s'isoler

coin prières

mardi 30 janvier 2007

tournez la page

St Chad Gospels-book

Cliquez (patientez quelques secondes) et... tournez les pages : vous découvrez le livre d'Heures de saint Chad († 672), évêque de Mercia (Lichfield) en Angleterre.

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