Après l'évêque
Diomède, un autre «dissident» : l'évêque Hyppolite.
À chacun de juger. Moi, je trouve l'interview et les extraits vidéo extrêmement
intéressants.
En russe.
Laisser passer la petite pub de 15 secondes, puis laisser le temps au player de
se charger.
On parlait ces temps-ci du remarquable film russe OSTROV (l'île).
Voici un extrait de 4 mn. (Voir le film en entier dans la suite du
billet)
Le héros — père Anatole — a, durant la IIe guerre mondiale,
lâchement tué son supérieur sous la pression des ennemis nazis. Le remord le
ronge et il devient moine fol en Christ dans un monastère du Nord de
la Russie.
Beaucoup d'épisodes sont empruntés à la vie de saint
Théophile, fol en Christ de Kiev. Par exemple, l'épisode ci-dessus où il
lance à son abbé, le père Philarète, un rondin noirci par le feu — signe que la
cellule de celui-ci sera bientôt la proie d'un incendie.
À toutes les remontrances de son abbé, il répond par des citations du psautier
— comme le bienheureux Théophile !
Le père Anatole, au début de cet épisode, récite un psaume (118 ou 119 selon la
Bible occidentale) tout en chargeant du charbon dans sa brouette. La manière
dont il met en valeur les mots de ce psaume est troublante.
Dans un autre épisode de ce film, il récite le psaume 50 (51) : il exprime
avec tant de sincérité son repentir que les mots du prophète David deviennent
les siens, et les nôtres aussi : O Dieu, Dieu de mon salut !
délivre-moi du sang versé, Et ma langue célébrera Ta miséricorde. Avec
l'espoir du pardon : O Dieu ! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et
contrit.
On aimerait que cet excellent film — film russe de l'année 2006 — sorte en
traduction française.