Désert de sainte Marie l'Égyptienne

Cette année, le dimanche
de sainte Marie l'Égyptienne (5e dimanche de carême) tombe le jour de la fête
du saint patriarche Joseph.
Ces deux saints sont des modèles pour les moines.
Saint Joseph, « le très beau » (1 700 ans avant J.C.) — parce
qu'il est resté chaste malgré la tentation exercée sur lui par la femme de son
maître Putiphar auquel il avait été vendu par ses frères jaloux (
Gn 39,
6-20).
Sainte Marie (VIe s.) — parce qu'après avoir vécu pendant
dix-sept ans — depuis l'âge de 12 ans — dans la prostitution à Alexandrie, elle
fut convertie par un miracle : le jour de la fête de l'Exaltation de la sainte
Croix, elle voulut entrer dans l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem où elle
était arrivée avec des pèlerins, mais une force invisible l'en empêcha. Elle se
mit à prier la Mère de Dieu et pleura tant qu'elle put enfin pénétrer dans
l'église. Elle passa alors le restant de ses jours dans le désert au-delà du
Jourdain : elle dut encore lutter dix-sept ans contre ses passions sur les
quarante-sept dernières années. (
Vie
de sainte Marie)
C'est pourquoi les moines vénèrent particulièrement ces deux saints : certains
moines arrivent au monastère avec le poids des péchés de sainte Marie, pour
s'en purifier par le jeûne et la prière ; d'autres arrivent avec l'âme pure
pour se consacrer entièrement au Seigneur en préservant cette pureté.
Mais les deux saints sont également agréables à Dieu : Дивенъ Богъ во святыхъ
Своихъ, Богъ Израилевъ!
Пс 67, 36 (Dieu est magnifique en Ses saints,
le Dieu d'Israël !)