On sait, sans doute, que dans l'Église orthodoxe il est impossible de célébrer
deux Divines liturgies le même jour sur un même autel. Mais que faire lorsqu'on
désire célébrer deux liturgies ? Au monastère Saint-Élie
d'Odessa, qui possède les reliques de saint Gabriel l'Athonite, thaumaturge
d'Odessa et fondateur de ce monastère, dont on fête aujourd'hui l'invention des
reliques (1994), il y avait deux liturgies ce matin : l'une présidée (en haut)
par Mgr Théognost de
la Laure de la Trinité-Saint-Serge de Moscou, l'autre, tardive, présidée (en
bas) par Mgr
Jonathan. Comme on voit, on a résolu le problème en plaçant pour la
première liturgie, un petit autel amovible devant l'autel.
Il existe en Crimée plusieurs monastères troglodytiques orthodoxes qui
reprennent vie, petit à petit. On a parlé en son temps de celui d'Inkerman. Celui de Tchelter-Marmara
(tchelter = grille; Marmara = nom d'un village moyenâgeux situé au pied de la
montagne), consacré à Saint Sabbas le Sanctifié, a aussi été rénové grâce à
l'aide miraculeuse de M. Goudkov qui s'exprime dans la vidéo ci-dessus. On
trouvera d'autres photos très pittoresques de ce monastère, habité par une
dizaine de novices aujourd'hui, à cette page. Actuellement, il y a
plus de 50 grottes : cellules de moines, réfectoire, pièces, et quatre églises.
Autrefois elles étaient réunies par des échelles en bois, des balcons, des
galeries qui faisaient penser à une grille ajourée. Des marches creusées dans
la roche y conduisent toujours. La «carte de visite» du monastère est une
grande salle de 32 mètres de longueur dont la voûte est soutenue par cinq
colonnes.
Il y a juste un mois, l'icône d'un autre saint Sabbas —
saint Savva de Serbie — s'est mise à suinter du myrrhon dans ce
monastère. À la différence de celle de Garges-les-Gonesses,
l'icône a fait l'objet d'une attention particulière du diocèse de Crimée : elle
a été transportée à Simféropol, et une commission dirigée par l'évêque (le
métropolite Lazare) a établi que l'icône suintait de la myrrhe de façon
miraculeuse. Fait intéressant : le recteur de l'université de médecine de
Crimée (KGMU), membre
de la commission, a fait remarquer que lors de l'expertise chimique d'une icône
miraculeuse de la Mère de Dieu à Kiev, on a établi que la composition de la
myrrhe était très proche de celle de l'être humain, avec 95 % de
protéines. Source (et
merci à Claude).
Une fidèle lectrice, inspirée par l'Échelle Sainte de saint Jean
Climaque, nous offre quelques photos prises en Éthiopie où les monastères sont
en général situés sur des plateaux au sommet des montagnes. Certains sont
accessibles par des sentiers de montagne, d'autres — uniquement en grimpant à
l'aide d'une corde (pour les hommes uniquement, les femmes devant rester en
bas) — comme à Karoulia
(Mont-Athos).
Le ravitaillement ne doit pas être aisé, en revanche les touristes sont sans
doute rares.
À méditer, à l'approche du Grand carême.
À l'occasion de la fête
récente de saint Antoine le Grand.
Christophoros propose un remarquable documentaire d'une demi-heure, publié
récemment sur le monastère Saint-Antoine-le-Grand, à Saint-Laurent-en-Royans
dans le Vercors.
Ce monastère français et orthodoxe de tradition grecque est bien connu : c'est
celui du non moins célèbre Père Placide
(Deseille) — un moine cistercien qui a ensuite fait le choix de
l'orthodoxie.
(cliquer sur l'image)
Christophoros a particulièrement apprécié — moi aussi d'ailleurs — l'anecdote
racontée par l'un des moines : « Différence entre l'enfer catholique et l'enfer
orthodoxe ? — Dans l'enfer orthodoxe, on ne trouve jamais les instruments... »
J'ai aussi apprécié le mot d'un autre moine : «On n'a pas à parler aux sœurs,
ni à Père Macaire, seulement à Père Placide» (Ouh, le fayot !)
En tout cas, voici un témoignage sur l'orthodoxie bien plus efficace que le
bavardage œcuménique dont on parlait récemment à l'occasion du nouveau
séminaire russe de Paris dans ce billet et
dans celui-ci.
Quelques photos dans la suite du billet — dans l'ordre d'apparition...
C'est aujourd'hui la fête de saint Chariton, la fête, donc, du monastère que
le saint a fondé au IIIe s. dans le désert, près de Jérusalem. Par un miracle
historique, cette ancienne laure appartient aujourd'hui à l'Église russe (hors
frontières). Un de nos moines, Père Chariton, y vit — souvent seul — depuis de
nombreuses années. Il y a dix ans, ce n'était que ruines, Père Chariton a
complètement restauré ce saint monastère. Une liturgie pontificale y est
célébrée aujourd'hui.
On peut retrouver les billets publiés sur ce monastère sous le tag FARA.
«Un jour, alors qu'il se dirigeait vers Jérusalem, Chariton rencontra sur la
route une bande de brigands, qui le ligotèrent et l'emmenèrent dans leur
grotte. Mais ceux-ci furent bientôt victimes du jugement divin. Ils moururent
tous après avoir bu du vin, dans lequel une vipère avait craché son venin.
Chariton, resté seul, fut miraculeusement libéré de ses liens et devint ainsi
l'héritier du butin qu'avaient amassé les brigands. Il distribua ces richesses
mal acquises en les donnant aux pauvres ou en les utilisant à la construction
d'églises pour la gloire de Dieu, et s'installa dans cette grotte située dans
un lieu nommé Pharan, afin d'y pratiquer l'ascèse.» (vie
de saint Chariton)
C'est sans doute dans une de ces grottes que le saint s'est installé.
Une statue de la Mère de Dieu à l'entrée de la Laure de la Dormition de
Svjatogorsk [FR,
RU] (Святые Горы = Saintes montagnes), dans la région de Donets. La
sculpture religieuse ne semble plus être l'exclusivité de l'Occident
catholique. Au-delà de cet endroit, les dames doivent avoir la tête couverte
!
Ce monastère est la troisième Laure d'Ukraine après celles des Grottes de Kiev
et de Potchaev. Il a obtenu ce statut récemment (en 2004).
Quelques belles photos sur ce blog.
durée : 1 h 20.
Un film magnifique (en russe) sur le monastère de Valaam, au nord de la
Russie.
Magnifique par les images, par les témoignages des Anciens et des moines sur la
vie monastique, et par les chants spécifiques du monastère de Valaam.
Le monastère de Lešije
(Lechié) est un monastère de moniales serbes récent (en [re]construction depuis
2004), consacré à la fête de l'Intercession de la Mère de Dieu.
Sa particularité est qu'il est construit dans le style russe, sur le flanc de
la montagne, de sorte que la vue sur la plaine — en particulier lors du coucher
de soleil (voir vidéo) — est merveilleuse. Son autre particularité réside dans
le fait que le supérieur est un moine — le hiéromoine Jovan, assisté d'un autre
moine, mais la communauté est féminine. Une communauté jeune, qui chante
remarquablement.
Les offices sont célébrés en slavon (alors que le serbe remplace souvent le
slavon d'Église dans d'autres églises).
Une source composée de trois sources (comme au monastère de Fara, en Terre sainte)
jaillit un peu plus haut, et attire beaucoup de monde : sa pureté est
remarquable (voir la photo du billet suivant).
Le monastère de Manasija (Manasia) est consacré à la Sainte Trinité et
est habité par des moniales.
Comme je l'expliquais
précédemment, ce monastère fondé au début du XVe siècle par le Despote
Stefan Lazarević (dont on verra la sépulture dans l'église, dans la seconde
vidéo jointe), fils du prince Lazare, était le monastère principal dont
dépendait celui de Miljkovo qui était alors un skite. L'enceinte est
assez impressionnante, comme l'église (katholikon) que l'on pourra
voir en vidéos dans la suite du billet.
Le chœur du monastère Srétenski de Moscou vient de créer un site internet. Cette chorale de jeunes
musiciens est devenue très célèbre en peu de temps. Seulement, ce ne sont pas
des moines. Et ce n'est pas le seul monastère où les moines-chanteurs sont
remplacés par des laïcs-chanteurs.
Un ami, qui chante dans le chœur «de fête» d'un autre monastère moscovite : le
monastère Novospaskij, me disait que les tentatives de faire chanter les moines
n'avaient pas été fructueuses.
Ce sont des chanteurs professionnels, mais c'est tout de même une situation qui
me déplairait bien ici.
La chorale « de fête » du monastère Srétenski interprète le « polyeleos » dans
la cathédrale du monastère :