moinillon au quotidien

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Tag - saint Jean de Cronstadt

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samedi 22 juillet 2006

de la prière XXX

Jean de Cronstadt

Quel que soit le nombre de prières que tu te proposes de réciter, dis-les consciencieusement et en entier, sans laisser ton attention et ton cœur se partager de sorte qu'une partie se porte vers Dieu et l'autre vers les convoitises de la chair. La Justice du Seigneur ne souffrira pas ta malice; elle te livrera au démon, et le démon ne laissera pas ton cœur tranquille pour avoir dédaigné Celui qui est la véritable paix de ton cœur et qui Le sera toujours pour ton propre bien. Ton cœur ne doit jamais s'éloigner de Dieu dans la prière, car toute prière qui n'est pas sincère, éloigne notre cœur de Dieu et excite son Courroux. Au contraire, une prière sincère rapproche notre cœur de Dieu et nous met au nombre de ses fidèles enfants. Crois à ces paroles et sois bien sûr que si tu fais ta prière à la hâte pour laisser plus vite ton corps goûter les douceurs du repos, tu perdras à la fois et le repos du corps et celui de l'âme. Ah ! qu'il nous en coûte de fatigues, de sueur et de larmes pour que notre cœur se rapproche de Dieu ! Eh bien ! après avoir fait tant d'efforts, permettrons-nous à un moment d'oubli de nous replonger dans un état où la prière ne nous servirait qu'à nous éloigner de Dieu ? oh ! non; le Seigneur aura pitié de nous et des efforts que nous faisons pour obtenir sa pitié. C'est pourquoi Il veut que nous revenions à Lui de tout notre cœur et que nous ne L'abandonnions jamais.

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

vendredi 21 juillet 2006

de la prière XXIX

Jean de Cronstadt

Ne néglige pas la prière, si même tu avais passé toute la journée à travailler. Ne pense pas à la fatigue une fois que tu as commencé à prier; dis avec ferveur au Seigneur tout ce que tu veux Lui demander, et considère ta prière comme une œuvre obligatoire prescrite par Dieu. Il y a un proverbe russe qui dit : « La besogne une fois entamée, ne dis pas que tu n'en peux plus. » L'Évangile exprime la même idée en disant : celui qui met la main à la charrue ne doit pas regarder derrière soi (cf. Luc 9, 62). S'il t'arrive le soir de faire ta prière d'un cœur distrait, si tu n'y mets pas toute la force de ton âme, il t'arrivera souvent de ne pas pouvoir t'endormir jusqu'à ce que tu aies, à force de larmes, expié ta faute devant le Seigneur. Sans doute ces scrupules n'arrivent pas au plus grand nombre, mais ils sont fréquents chez ceux qui ont acquis un certain degré de perfection dans la vie spirituelle. Garde-toi donc bien de mettre ta chair au-dessus de Dieu, et méprise, pour Le servir, le repos même de ton corps.

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

jeudi 20 juillet 2006

de la prière XXVIII

Jean de Cronstadt

Souvent, au cours de notre prière, nous avons des moments ou l'obscurité et l'angoisse pèsent sur notre âme. Ces moments proviennent de l'incrédulité mère des ténèbres. Ne te décourage pas en de pareils moments, mais rappelle-toi que si la lumière divine s'est éteinte pour toi, elle brille de tout son éclat et de toute sa splendeur dans Dieu, dans son Église céleste et terrestre et dans tout l'univers matériel où nous vivons, où éclate son éternelle Puissance et sa Divinité (Rom. 1, 20). Ne pense pas que la vérité ait perdu sa force; cela ne saurait arriver, puisque la vérité, c'est Dieu même. Tout ce qui existe en Dieu, a son fondement et sa raison d'être; seul, ton cœur faible, coupable et enténébré, défaille en face de la vérité dont il ne peut soutenir l'éclat et la pureté à cause de ses péchés qui l'obscurcissent et l'empêchent d'en refléter les rayons. Telle est la première cause de l'obscurité de l'âme. Pour en trouver la preuve, tu n'as qu'à regarder en toi-même. Quand la lumière divine réside dans ton cœur, il est paisible, ferme, fort, vigoureux; mais dès qu'elle s'éteint, ton cœur devient trouble et faible comme un roseau secoué par le vent; alors il est, pour ainsi dire, privé de vie. N'attache pas d'importance à ces ténèbres qui sont l'œuvre de Satan. Fais le signe de la croix et elles seront dissipées !

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

mardi 18 juillet 2006

de la prière XXVI

Jean de Cronstadt

Il nous arrive quelquefois, à l'église ou chez nous de ressentir pendant la prière une si grande faiblesse d'esprit et de corps que notre âme devient impuissante, froide et stérile, à l'instar d'un temple païen. Mais dès que nous faisons un effort pour prier Dieu sincèrement, dès que nos pensées et notre cœur se tournent vers Lui avec une foi ardente, notre âme se ranime, se réchauffe et redevient féconde à l'instant. Oh ! alors, quelle tranquillité subite, quelle légèreté, quel attendrissement, quel feu sacré intérieur, quelles chaudes larmes de repentir, quel sincère regret d'avoir offensé notre Seigneur très clément, quelle lumière dans le cœur et dans l'intelligence, quel torrent abondant d'eau vive surgit dans notre cœur et coule librement de notre bouche ou de notre plume ! Le désert de l'âme se revêt de fleurs pareilles au lis avec la venue du Seigneur dans le cœur. Ah ! pourquoi n'élevons-nous pas plus souvent nos cœurs vers le Seigneur ! Que de paix et de consolation Il nous réserve toujours ! Qu'ils sont grands, les biens que vous avez réservés à ceux qui vous craignent ! (Ps 30,20).

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

lundi 17 juillet 2006

de la prière XXV

Jean de Cronstadt

Pendant ta prière, sois semblable à un enfant qui balbutie, en te confondant dans un même esprit avec l'esprit de la prière que tu récites. Considère-toi comme un néant. Quant à la prière, envisage-la comme un don sublime de Dieu. Renonce entièrement à tes connaissances naturelles et ne leur obéis pas, car la science enfle (1 Cor 8, 1), fait naître le doute, l'illusion, le blasphème. Si, pendant ou en dehors de la prière, l'ennemi remplit ton âme de blasphèmes ou d'abominations quelconques, ne te laisse pas abattre, mais dis avec fermeté en toi-même : c'est pour nous purifier de ces mêmes péchés ou d'autres péchés semblables que notre Seigneur Jésus Christ est venu sur la terre; c'est pour nous secourir dans ces mêmes faiblesses ou d'autres faiblesses pareilles que le très miséricordieux Sauveur est venu. Et dès que tu auras prononcé avec foi ces paroles, ton cœur deviendra tranquille à l'instant, car le Seigneur aura purifié ton cœur. En général, il ne faut jamais se décourager à cause d'un péché quelconque... mais il faut placer son espérance dans notre Sauveur. Ô Bonté sans borne du Cœur divin ! ô fonction sublime de l'Homme-Dieu au service de l'homme pécheur ! et cette fonction, ce service, notre Seigneur les continue jusqu'aujourd'hui, et avec quel amour Il les remplit en nous purifiant, en nous sauvant ! Que la puissance de l'ennemi soit donc confondue !

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

samedi 15 juillet 2006

de la prière XXIII

Jean de Cronstadt

Un moyen efficace d'être agréable à Dieu, c'est d'avoir, par amour pour Lui, une indifférence complète pour notre corps, par exemple : lorsque pendant notre prière, malgré une paresse et une envie de dormir qui nous prend, nous ne cédons pas et nous obligeons nos lèvres et notre cœur à prier, nous prouvons par là notre indifférence pour notre corps. Cette indifférence dans toute sa grandeur a été le privilège des martyrs et des ascètes.

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

jeudi 13 juillet 2006

de la prière XXI

Jean de Cronstadt L'homme dont le cœur est partagé est inconstant dans toutes ses voies. Le cœur qui doute que Dieu puisse lui donner ce que nous lui demandons, est puni pour avoir douté par une angoisse douloureuse. N'offense donc pas Dieu, ton Maître suprême, par l'ombre même d'un doute et surtout toi qui as eu personnellement des preuves innombrables de la toute Puissance de Dieu ! Le doute est un blasphème envers Dieu, un audacieux mensonge du cœur ou de l'esprit mauvais que le démon glisse en nous contre l'Esprit de vérité. Crains-le comme un serpent venimeux; mais que dis-je ! non, méprise-le, ne fais pas attention à lui. Rappelle-toi dans ta prière que Dieu attend ta réponse affirmative à cette question qu'il adresse à ton cœur : Crois-tu que je puisse le faire ? Et tu dois répondre du fond de ton cœur : Oui, Seigneur, je le crois (cf. Mt 9, 28). Tu recevras alors selon ta toi.
Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

mercredi 12 juillet 2006

de la prière XX

Jean de Cronstadt

Si tu veux, dans ta prière, demander quelque grâce à Dieu, prépare-toi d'abord à ressentir une foi ferme et inébranlable, et prends toutes les précautions pour écarter le doute et le manque de foi. Il va de soi que la foi aussi parfaite que possible est la condition sine qua non d'une bonne prière. En effet, sans la foi, il serait insensé de s'attendre à recevoir de Dieu ce que tu Lui demandes. Une telle manière de demander est une véritable offense envers Dieu, car c'est L'offenser que douter de Lui et Il ne prodigue pas ses dons à ceux qui L'injurient. Le Seigneur dit : Tout ce que vous demanderez dans la prière avec foi, vous le recevrez (Mt 21,22). Ce qui veut dire : si vous demandez sans croire ou avec doute, vous ne recevrez pas. Si vous aviez la foi, dit-il encore, et si vous ne doutiez pas, vous diriez à cette montagne d'aller se jeter dans la mer et la montagne vous obéirait (Mt 21, 21) ! Cela veut dire que si vous ne croyez pas absolument et si vous donnez au doute le moindre accès dans votre âme, vous ne serez pas en état de faire le prodige. Demandez donc avec foi, sans le moindre nuage de doute, dit l'apôtre Jacques. Que celui qui doute ne s'attende pas a recevoir quelque chose du Seigneur.

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

mardi 11 juillet 2006

de la prière XIX

Jean de Cronstadt

Te voilà à ta prière. Tu pries avec recueillement et ferveur, tu ressens intérieurement quelque chose qui te dit que le Seigneur t'entend et t'accueille favorablement. Tes pensées abondent de paix, ton cœur est tranquille et joyeux. Subitement, vers la fin de ta prière, tu faiblis, la paix disparaît, ton cœur se refroidit, ta pensée sommeille, et tu te sens sous le poids d'un énorme fardeau qui oppresse ton cœur. Tu éprouves une peine énorme, une sorte de répulsion même pour la prière, au lieu de la facilité et de la disposition que tu avais pour elle auparavant. Ne te laisse pas abattre par ce changement, mon ami, ce sont les embûches de l'ennemi, qui aime à se jouer de nous, surtout lorsque nous sommes sur le point de terminer nos pieuses occupations. Il veut nous faire tomber dans le découragement et nous faire croire que toute notre persévérance à poursuivre notre sainte œuvre n'a abouti à rien. Apprends par là à ne pas laisser faiblir ton esprit, ne fût-ce que pour un instant pendant la prière; apprends à prier en esprit et en vérité, sans défaillir, sans te permettre aucune supercherie envers le Seigneur, c'est-à-dire à ne pas prononcer un seul mot dissimule ou hypocrite, mais à faire en sorte que toute ta prière ne soit que l'expression de la vérité, l'interprète du saint Esprit, et qu'aucune de tes paroles ne serve au mensonge de l'ennemi et ne devienne l'organe du démon. Si ce malheur t'arrivait, tu sentirais comme un feu infernal brûler ton cœur. Oh ! alors prie sincèrement le Seigneur de t'en délivrer et reconnais devant Lui du fond de ton cœur ta faute, c'est-à-dire ton hypocrisie durant la prière. Tu verras que le soulagement et la paix ne tarderont pas à se produire en toi. Ne te presse pas, dis tout et fais tout tranquillement; tu en auras le temps. C'est l'ennemi qui presse et qui trouble, car la précipitation est toujours troublante et ne mène à rien de bon.

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

lundi 10 juillet 2006

de la prière XVIII

Jean de Cronstadt

Observe comme règle dans la prière qu'il vaut mieux dire cinq mots qui partent du cœur que d'en dire une infinité qui ne seraient profèrés que des lèvres. Si tu remarques que ton cœur est froid, que tu n'es pas disposé à prier, arrête-toi; dispose ton cœur à prier par une pensée touchante quelconque, par exemple par la pensée de ton iniquité, de ta pauvreté spirituelle, de la misère et de la pauvreté de ton âme, ou en pensant aux immenses et incessants bienfaits dont Dieu te comble et qu'il prodigue à tout le genre humain, mais surtout aux chrétiens : Commence alors ta prière sans te hâter et avec un sentiment sincère. Si tu n'arrives pas à réciter toutes tes prières en un temps donné, ne t'en désole pas, car une seule prière dite lentement et avec ferveur est infiniment plus utile que si tu récitais toutes tes prières, mais vite et sans attention. J'aimerais mieux ne dire dans l'église que cinq paroles dont j'aurais l'intelligence que d'en prononcer dix mille inconnues. (1 Cor 14,19). Sans doute, il serait bon si nous pouvions en priant prononcer dix mille paroles avec ferveur. Le Seigneur tient compte aussi des heures de labeur qui lui sont consacrées et de l'intensité du labeur; il les pèse, et c'est selon la quantité de paroles sincères dites dans notre prière qu'il nous envoie la quantité de lumière et de chaleur spirituelle de paix et de joie que notre âme demande. C'est bien si l'on peut prier longtemps et souvent; mais tous n'entendent pas, mais ceux à qui il est donné; que celui qui peut entendre entende. (Mt 19,12). Ceux qui ne peuvent pas faire une longue prière feront mieux de prier moins longtemps, mais avec toute l'ardeur de leur âme.

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt

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